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  • Comment savoir la personne qui propose de vous accompagner est fiable ?

    Je vous propose cet article car je vois bien trop souvent des personnes prétendant aider celles et ceux souffrant de troubles alimentaires alors qu'ils sont eux-mêmes dans le déni de leur état.
     

    En effet, notamment sur Instagram, vous trouverez pléthore de "coach" et "pro de la nutrition" sans aucune formation, aucune compétences en relation d'aide.. qui expérimentent encore ou ont expérimenté un, voir plusieurs troubles alimentaires, et pensent qu'à partir du moment où ils l'ont vécu, aucune formation n'est utile.
     

    Ce n'est clairement pas le cas.

     

    Vivre une expérience, c'est un avantage de compréhension. 

    Pas de positionnement professionnel, pas de capacité à accompagner une personne.
     

    Ce qui me heurte le plus, c'est particulièrement de trouver sur les réseaux sociaux des personnes souffrant encore de troubles alimentaires et qui s'autoproclament coach.
     

    Ces personnes entrainent tout simplement d'autres personnes tout aussi en difficultés qu'elles même à entretenir cette relation douloureuse à l'alimentation.
     

    Par ex, il y a quelques jours, une amie et consoeur me partage la page d'un jeune homme "coach en nutrition" qui propose aux personnes souffrant d'hyperphagie de se libérer.


    Il y a juste un problème. Un gros problème.


    Ce jeune homme souffre d'anorexie.
     

    Il prétend avoir vécu avec l'hyperphagie et s'en être libéré tout seul en "reprenant le contrôle".
     

    Ce qu'il appelle une crise de compulsion ? Une tablette de chocolat et deux verres de thé glacé dans une journée.
     

    Il propose un programme pour apprendre à se contrôler.

    A être plus fort.

    A moins manger pour être moins "soumis" à la nourriture

    A suivre des recommandations alimentaires pleines d'interdit.
     

    Je vous donne cet exemple mais ce n'est pas le seul !
     

    Alors comment reconnaitre un accompagnant qui présente un minimum de sécurité ?
     

    - Il a une VRAIE formation à la relation d'aide.
    Il vous faut vérifier la formation des personnes qui vous proposent de vous accompagner. 
     

    - Il ne vous parle JAMAIS de contrôle, de volonté, de prendre sur soi etc..
     

    - Il s'intéressera à ce que vous vivez VRAIMENT sans vous proposer de rentrer dans une méthode non adaptée à vos besoins, vos expériences passées etc...
     

    - Il ne vous invitera JAMAIS à refouler vos émotions. D'ailleurs, s'il vous parle des TCA en lien uniquement avec une "gestion des émotions" c'est qu'il n'a pas compris où se trouve vraiment la problématique des TCA.
     

    - S'il a une expérience perso dans les TCA, il ne fera pas de son chemin de guérison (s'il est guérit) la seule voie unique pour s'en sortir. 


    Vous le savez, j'ai vécu avec l'anorexie pendant 17 ans.
     

    Mais vous savez ce que j'ai fait aussi ?
     

    J'ai suivi une formation de deux ans à la Sophrologie.
    J'ai appris la relation d'aide.
    Je me suis formée à la compréhension des traumatismes

     

    Ce que mon expérience m'a apporté, c'est juste de savoir adapter la méthode pour qu'elle soit douce aux personnes souffrant de TCA. Et que je transmets dans mes formations auprès de mes confrères.
     

    Par contre, je sais que ça ne convient pas à tout le monde.
     

    Je ne suis jamais allée dans le sens des quelques personnes souffrant de compulsions qui me demandaient de leur apprendre à se contrôler.
     

    Car ce n'est pas comme ça qu'on s'en sort.
     

    Et moi je m'en suis sortie. Pour de vrai. Depuis bientôt 10 ans.
     

    Alors, je sais combien on est perdu.e et désespéré.e quand on souffre de TCA. 
     

    Mais s'il vous plait, faites attention à vous. 
     

    Les TCA sont une expérience difficile dans une vie et vous n'avez pas besoin de quelqu'un qui vous enfonce.

  • Pourquoi consulter un Sophrologue Expert ?

    Pourquoi consulter un.e Sophrologue expert dans la problématique que vous traversez ?

     

    Quand nous expérimentons des périodes ou des expériences de vie compliquées, qui nous épuisent, nous demandent de puiser dans des ressources qui arrivent à un niveau particulièrement bas, nous avons deux possibilités :

     

    1 - tout refouler et faire comme si tout allait bien... donc fuir, ravaler ce qui nous stimule, mettre toutes ces sensations, émotions, sous clé et les laisser là.

     

    2 - se tourner vers un professionnel de l’accompagnement qui va pouvoir nous accueillir, nous écouter,  nous comprendre.. et nous aider, de différentes façons en fonction de sa/ses méthode.s d’accompagnement.

     

    Souvent le premier mouvement est de nous tourner vers la première possibilité lol

     

    Et je l’ai fais moi-même si longtemps que je serais bien mal placée pour vous dire de ne pas le faire.

     

    En revanche, je ne peux que vous recommander de ne pas garder trop longtemps tout ce qui vous fait souffrir à l’intérieur de vous en faisant comme si tout allait bien.

     

    Tout simplement parce qu’à un moment donné... ce qu’on fuit nous retrouve. Et là faire face est encore plus difficile.

     

    Donc oui, après un temps peut-être nécessaire de fuite ou de mise de coté, il est temps de se rapprocher d’un professionnel qui vous aidera à déméler tout ça.

     

    Quel professionnel ? Sur le type de professionnel c’est en fonction de vos goûts personnels et vos besoins.

     

    Bien souvent, nous allons en rencontrer plusieurs...

     

    Et parfois ça peut être frustrant...très frustrant même.

     

    Très très frustrant de se trouver face à un accompagnant qui ne semble pas comprendre ce qu’on lui dit. 

     

    Qui ne semble pas percevoir tout ce qui entoure notre problème, toutes les ramifications... 

     

    Sans compter les remarques déplacées (il y a un peu plus d’un an, une « accompagnante » s’est offert le luxe d’évaluer ce que je lui partageais comme étant le fruit de mon « égo de princesse » !!)

     

    C’est là que trouver un accompagnant Expert dans la problématique que vous traversez est important.

     

    Entendons nous bien : ce n’est pas parce qu’un accompagnant est expert que le courant va bien passer entre vous!

     

    Il y a ici deux niveaux de rencontre :

     

    - la rencontre avec la personne. 

     

    Un accompagnant n’est pas un diplôme, pas une méthode... c’est un humain. Et s’il y a des humains qu’on a l’impression de connaitre depuis longtemps alors qu’on vient juste de les rencontrer, il y a aussi des humains qu’on « ne sent pas ».

     

    Et on a le droit. Personne n’a rien à dire sur ce point. Car si le courant ne passe pas, la méthode de cet accompagnant peut être en or massif, elle ne vous apportera pas tout ce qu’elle peut vous apporter.

     

    - la compréhension fine de ce que vous vivez.

     

    C’est ça un expert : une personne qui a une connaissance pointue de votre problématique.

     

    Que ce soit parce que c’est un sujet qui le passionne et pour lequel il s’est spécialisé et continue de se former.

     

    Que ce soit parce qu’il l’a vécu lui-même et s’est spécialisé, suivant des formations lui permettant d’aller plus loin que son expérience personnelle mais utilisant cette dernière comme une précieuse ressource de compréhension.

     

    Parfois sur notre chemin nous rencontrons des personnes avec qui le courant passe très bien mais qui ne nous aident pas en profondeur car elles ignorent ce que nous traversons. Elles le comprennent dans les grandes lignes bien entendu mais l’accompagnement restera sur ces grandes lignes.

     

    Et puis parfois nous rencontrons des personnes qui comprennent très bien ce que nous vivons mais le courant ne passe pas, comme on l’a vu plus haut.

     

     

    Ce que mon expérience m’a appris, c’est que le mélange : pas expert et pas de confiance est le moins intéressant ;)

     

    Peut-être avez-vous déjà cumulé ce type de rencontres.. ça a été mon cas pendant longtemps.

     

    Jusqu’au jour où j’ai rencontré mes perles : deux psys qui avaient les deux éléments. Experts et en qui j’ai eu confiance.

     

     

    En ce qui concerne la Sophrologie, c’est comme dans la majorité des disciplines d’accompagnement existantes. 

     

    Dans les formations initiales, de nombreux thèmes sont abordés pour avoir une approche globale sur les grandes problématiques les plus rencontrées sur le terrain.

     

    Les troubles du sommeil, la dépression, les enfants, les personnes âgées, l’entreprise etc...

     

    Mais en sortant nous ne sommes pas experts et c’est normal.

     

    Pour le devenir il faut avoir ce mouvement d’aller se former ailleurs, de continuer à apprendre, à expérimenter sur nous-même (oui les Sophrologues apprennent en pratiquant sur eux même les techniques qu’ils vous proposent par la suite ;)) avant de vous proposer des accompagnements bien plus précis, fins, spécifiques.

     

    Ce qui implique un élément important : la passion.

     

    Pas juste de l’intérêt mais de la passion.

     

    Pour devenir expert, il faut être passioné. Passionné par les personnes que nous rencontrons, passionné par tout ce que nous pouvons proposer, créer, pour vous aider de la meilleure façon qui soit.

     

    C’est d’autant plus important si vous souffrez, par exemple de troubles alimentaires.

     

    Je prends cet exemple car c’est mon domaine d’expertise ;) c’est valable pour d’autres domaines bien entendu.

     

    Dans le cas des troubles alimentaires, un accompagnement médical est souvent nécessaire (en particulier pour l’anorexie et la boulimie).

     

    En consultant un Sophrologue expert dans la difficulté que vous traversez, l’accompagnement qu’il vous proposera sera parfaitement complémentaire à votre prise en charge médicale.

     

    Parce qu’il la connaît, la comprend et l’intègre à son accompagnement.

     

     

    Peut-être vous dites-vous que c’est difficile à trouver un expert avec qui le courant passe bien.

     

    Et bien ce n’est pas obligatoirement difficile dans la cas des troubles alimentaires et rapport douloureux à l’alimentation.

     

    Déjà parce que pour ma part, je vous accompagne où que vous soyez dans le monde.

     

    Ensuite, parce qu’en tant que formatrice, je peux vous communiquer les adresses professionnelles de confrères et consœurs que j’ai formés pour qu’ils vous accueillent, vous écoutent, vous comprennent et vous accompagnent comme vous en avez besoin.. avec toute leur expertise.

     

    Alors gardez espoir, gardez confiance, un accompagnant expert avec qui vous vous sentirez à l’aise existe quelque part ! 

     

    Pour échanger avec moi sur ce que vous traversez actuellement, prenez un rendez-vous téléphonique de 20 minutes via mon agenda en ligne ;) Je vous l’offre et vous retrouverai avec plaisir le jour J.

  • Changez de lunettes (et de regard sur vous-même)


    Très souvent, vivre avec un trouble alimentaire ou une difficulté lié à l’alimentation amène un regard très dur sur soi.

     

    Un regard qui « ne laisse rien passer », pour qui la moindre « erreur » est grave.
     

    Ce regard qui amène des pensées du type « de toutes façons.... (remplir au choix) »
     

    - De toutes façons, foutu pour foutu..

    - De toutes façons, je ne suis jamais à la hauteur

    - De toutes façons, personne ne peut comprendre ce que je traverse

    - De toutes façons, les autres s’en sortent bien mieux que moi

    Etc... 


    Ce « de toutes façons », est une forme de poison qui se présente de façon automatique.

     

    Bien souvent il était déjà là, bien avant le trouble alimentaire.
     

    Et il peut même rester après ...
     

    De ce que j’ai pu constater au contact des personnes que j’accompagne, il est souvent lié au perfectionnisme.
     

    Ce perfectionnisme, on le retrouve chez beaucoup de personnes qui souffrent de troubles alimentaires.


    Je vous avoue qu’il est encore présent chez moi de temps en temps.

     

    Très nettement moins qu’il y a quelques années, car ça fait une bonne décénie que je travaille à assouplir ce coté perfectionniste qui me met si souvent la pression lorsqu’il se présente.
     

    Un exemple ?
     

    Hier j’ai donné une conférence en ligne pour mes confrères et consœurs sur l’accompagnement des personnes qui souffrent d’hyperphagie. 
     

    Tout c’est bien passé, la conférence s’est automatiquement enregistrée sur YouTube et il ne manquait plus qu’un montage très simple à faire pour leur envoyer la rediffusion ce matin.
     

    Habituellement, ce montage je ne le fais pas.
     

    Mais ce matin, j’ai souhaité le faire.Toute seule, comme une grande.
     

    Et bien devinez ce qu’il s’est passé? J’ai fait une très grosse boulette (c’est même plus une boulette, c’est une montgolfière) !!
     

    J’ai mal compris comment fonctionne l’outil et j’ai purement et simplement supprimé ma conférence !
     

    Que s’est-il passé à ce moment ?
     

    Une grosse montée de tension, de belles bouffées de chaleur et la première phrase qui est sortie de ma bouche « mais putain Coralie, tu peux pas faire attention !! » 
     

    Et soudain, une autre part de moi lui a répondu : « mais j’ai fait attention... j’ai juste utilisé le logiciel à l’envers »
     

    L’autre part à continuer à l’engueuler car je l’avoue, apparemment la logique de la majorité de la population et la mienne n’ont rien à voir. Donc je fais souvent des bétises en premier mouvement lol
     

    J’ai trouvé une solution pour la conférence et tout s’est apaisé.
     

    Une fois le coté pratique réglé, j’ai pu me poser sur ce que je venais d’expérimenter intérieurement.


    Colère, frustration, honte...


    Et puis j’ai imaginé un contexte différent.


    Si c’était mon compagnon qui avait fait la même erreur, que lui aurais-je dit? 


    Certainement pas « mais putain fait attention ». 


    Je sais très bien que je lui aurais dit : « Ca arrive, tu n’as pas fait exprès. Et puis il y a une solution, donc tout va bien ».


    Si ça avait été une personne qui me donne un coup de main, une amie etc... je lui aurais aussi dit qu’elle n’a pas fait exprès. 


    Alors pourquoi m’auto flageller ? Je ne l’ai pas fait plus exprès qu’ils ne l’auraient fait.


    Je ne sais pas vous, mais je suis nettement plus intransigeante avec moi-même qu’avec les autres.


    Alors voilà ce que je vous propose :


    La prochaine fois que vos discours intérieurs ressemblent à une engueulade en règle, je vous invite à prendre un temps pour réaliser cet exercice.

     

    Après l’engueulade intérieure, peut-être même à la fin de la journée si vous en expérimentez plusieurs, prendre un temps de pause.


    Un temps de présence dans le calme pour revenir sur le déroulé de cette expérience.


    Et d’écrire sur une feuille, en toute honnêteté avec vous-même :


    1 - Le déclencheur

    2 - Les émotions

    3 - Les sensations dans le corps

    4 - Les pensées associées


    Puis de vous imaginer qu’une personne qui vous est chère vous raconte cette même expérience comme si elle l’avait vécu.


    Que lui diriez-vous ? Qu’elle est trop nulle ? Qu’elle n’a aucune volonté ? Que c’est pourtant simple de faire autrement ?


    Et si c’était un.e inconnu.e, rencontré.e par hasard qui vous partage cette expérience comme étant la pire de sa journée ?



    Changer de place, faire un pas de coté, permet de prendre conscience de l’intransigeance que nous pouvons avoir avec nous-mêmes. 


    Ce changement nous montre aussi que nous pouvons, face à une personne que nous aimons ou que nous ne connaissons pas, montrer beaucoup de compréhension. Et que nous pouvons revenir à l’essentiel : la qualité de la relation.


    Cette qualité de relation que nous savons entretenir avec les autres, nous la méritons aussi pour nous-mêmes.


    Essayez cet exercice. 


    Et dites-moi comment ça s’est passé pour vous. Je serai heureuse de vous lire. 

     

  • Alimentation émotionnelle : toujours négative ?

    L’hiver, le froid, les jours plus courts arrivent et dans à peine quelques semaines.. les fêtes de fin d’année.

    Fêtes traditionnellement gourmandes en France et dans de nombreux autres pays occidentaux pour celles et ceux qui les fêtent.

    Débarquent dés la mi-octobre (c’est d’ailleurs un sacré foutage de tête mais c’est un autre sujet lol):
    - les menus de noël
    - la course à la dinde/chapon/cailles/saumon/truite
    - au foie-gras/escargot (surgelés sinon ils seront faisandés lol)
    - aux buches et autres desserts
    - au champagne/crémant/prosecco/vins/bières de noël

     

    Le jour J ce sera farandole de gourmandises tant sucrées que salées et les réunions familiales débuteront.

    Je parle souvent de l’impact des fêtes pour les personnes qui souffrent de troubles alimentaires.
    Je parle souvent de l’alimentation émotionnelle dans des contextes familiaux lourds.


    Mais aujourd’hui je souhaite te parler d’autre chose.

     

    Il y a quelques temps, j’ai rencontré un monsieur qui m’a dit « ah mais moi mon problème ce n’est pas d’avoir un rapport douloureux à l’alimentation mais un rapport amoureux à l’alimentation! »

     

    Un rapport amoureux, ça m’a fait sourire.

     

    Car ce qu’il m’a décrit ressemble à l’amour passionnel : celui qui fait mal et qui à un moment va prendre fin sans quoi on se brule les ailes.

     

    Et il le sait très bien puisqu’il souffre des conséquences physiologiques de cette relation passionnée.

     

    Pourtant tu vois, le mot « douloureux », ne lui a pas parlé.

     

    Pour lui, manger c’est convivial, ce sont de bons moments passés en famille ou entre amis autour d’un défilé alimentaire agrémenté de bons vins.
    C’est savourer la délicatesse d’un dessert, l’onctuosité d’un fromage, la finesse de petits légumes bien cuisinés.

     

    « L’alimentation émotionnelle c’est quand on mange pour étouffer ses émotions négatives » a-t-il-conclu.

     

    Et bien à vrai dire... non

     

    L’alimentation émotionnelle c’est l’alimentation qui nous permet de palier le stress, l’angoisse provoqués par la présence d’émotions.
    Quelle qu’elle soit.

     

    Il n’y a pas d’émotions négatives ou positives.
    Il y a des émotions qui nous traversent suite à certaines stimulations.

     

    Il est assez intéressant de voir le regard biaisé que la société porte sur la « convivialité ».

     

    Boire avec des collègues et des amis jusqu’à l’ivresse c’est convivial.
    Boire seul jusqu’à l’ivresse seul c’est de l’alcoolisme.

     

    Manger de trop, beaucoup trop, avec des collègues et des amis jusqu’à en avoir mal au ventre c’est convivial.
    Manger de trop, beaucoup trop, seul c’est de l’alimentation émotionnelle.

     

    Il y a aurait donc deux types de souffrances ?

     

    La souffrance conviviale, facile à nier et en même temps à vivre ensemble.
    Et la souffrance individuelle, honteuse.

    Et bien non.


    Si j’ai besoin de mes verres de vin/bière/whisky etc... tous les jours sans quoi je ne peux pas tenir et que pour ça j’ai intégré une « bande de potes » qui me fait rigoler pour justifier mon besoin, je reste une personne en souffrance qui met en place une stratégie pour ne plus avoir mal un temps.

     

    Pareil avec la nourriture.

     

    Attention, à ces messages que nous donne la société pour justifier l’entretien de nos peines.

     

    Vous pensez que vous avez une alimentation émotionnelle « joyeuse » ?

     

    Je vous invite à vous imaginer un truc improbable.

     

    Mais c’est pas grave, essayez lol

     

    Imaginez que du jour au lendemain, il n’est plus possible d’organiser de repas ou de soirée débordante de nourriture ou d’alcool.
     

    Les amis avec lesquels vous partagez ces moments : auriez-vous envie de les retrouver dans un cadre plus simple ?
     

    Sans l’excitation du sucre, du gras, de l’alcool et du contexte, auriez vous envie de vous retrouver autour d’un piquenique tout simple à base de crudités et d’eau pétillante ?

     

    Comment feriez-vous pour passer des moments aussi agréables sans ces déclencheurs?

     

    Comment vous sentiriez-vous si vous deviez vivre coupé(e) du monde pendant quelques mois ?

     

    Votre alimentation changerait-elle ?

     

    Car dans le fond cette alimentation émotionnelle « joyeuse » elle vient nourrir un besoin bien plus profond.

     

    Ce peut-être un besoin de connexion à l’autre, de partage, de reconnaissance...

     

    Insuffisamment nourri par ailleurs. si nos expériences nous montrent que c’est seulement dans le contexte de la fête que nous le trouverons... le plus sur chemin d’être satisfait c’est de devenir un fetard/fétarde ;)

     

    Alors à l’occasion des fêtes, si vous êtes concerné(e) par l’alimentation émotionnelle, je vous invite à observer ce que vous vivez intérieurement.

     

    Et si vous faisiez une expérience? Posez-juste l’intention de vivre l’expérience de ce qui est nourri en vous dans ces moments et qui est symbolisé par l’alimentation et/ou l’alcool.

     

    Si ça ne dure que quelques minutes pas de soucis : vous aurez déjà vécu une expérience différente en prenant la décisiond’observer ;)

     

    Si vous vivez avec l’alimentation émotionnelle, quelque soit sa forme, je peux vous accompagner sur votre chemin d’identification de vos besoins et ressources pour que les repas, fêtes et autres réunions de famille soient des expériences agréables (ou pas, on n’est jamais à l’abri d’un relou lol) dans la juste présence à soi et aux autres. Vous pouvez réserver un échange téléphonique gratuit de 20 minutes ici : bit.ly/2PkoCoT

  • Le voyage dans le temps existe

    Nous portons en nous-même tous les âges de notre vie.


    Le voyage dans le temps existe : il se réalise à l’intérieur de nous.


    Quand j’écoute Queen, la voix de Freddy Mercury me ramène à mes 11 ans, l’hiver de mon année de 6e, où quasiment tous les soirs, j’écoutais quelques albums de ce groupe légendaire avec ma mère. 


    Je ressens les émotions de cette époque, le salon dans la lumière tamisé du soir, les volets en bois blancs fermés derrière les fenêtres à simple vitrage, l’odeur du radiateur en fonte, la chaleur de la pièce en dépit de la grande hauteur de plafond.
    J’entends même ma mère chanter (faux et dans un anglais qui n’existe pas mais que j’adore).


    Quand j’entends Queen, j’ai à nouveau 11 ans.


    Quand j’entends « Un homme pressé » de Noir Désir, je repense à mon petit copain de seconde.


    Quand j’entends Nirvana, je pense à mon amie Séverine, notre année de 1ere, nos fou-rires, nos délires d’adolescentes, je ressens les odeurs de la cantine, de certaines salles de cours, je ressens la fraicheur de l’automne en Lorraine et la purée de céleri de la cantine que j’étais la seule à aimer.


    Les Red-Hot et leur album « Californication" me ramènent à mon année de Terminale : les copains, les fous-rire (toujours avec Séverine d’ailleurs ;)), les cours de philos, la découverte de Freud, les cours d’Espagnol avec un prof atypique et d’Italien avec sa future ex-femme qui notait mal tout ceux qui suivaient les cours de son futur ex-mari (oui oui!!). 


    Nous avons de nombreux déclencheurs.

     

    Là, je te parle de musique, donc de l’ouie. Mais ça peut revenir avec n’importe quel sens.

     


    Notre histoire, nous la portons dans notre corps.

     


    Tout à l’heure, je me demandais : « mais si nous sommes aussi souvent ramenés à ce que nous avons vécu, qui est vraiment là et qui suis-je à certains moments de ma journée ?  Est-ce que je partage vraiment de nouvelles expériences avec quelqu’un ou je ne fais que rejouer, tournée sur moi-même des expériences qui n’existent plus? »


    Mon compagnon est musicien et nous avons des goûts en commun qui nous amènent a écouter de la musique ensemble. 


    C’est assez rare que nous écoutions ce groupe ensemble mais quand nous écoutons Queen ensemble, qui est vraiment là?


    J’ai mes ancrages, il a les siens. 


    Nous sommes tous deux traversés de souvenirs, si vivants qu’ils viennent stimuler quelque chose en nous. 


    Parfois nous les partageons, il me raconte ses aventures de métalleux. Je pourrais les entendre mille fois (j’ai d’ailleurs du les entendre au moins mille fois en trois ans lol) car dans ce moment ce n’est pas que mon compagnon d’aujourd’hui que j’ai face à moi mais une résurgence de cet homme plus jeune qu’il était à cet instant de sa vie.


    Parfois, nous sommes cote à cote sans un mot et la musique circule. 


    Mais qui est là en fait ?

    * Coralie à 36 ans ou Coralie à 11 ans?
    * Fabien à 39 ans ou à je ne sais quel âge?
    * Qui sommes-nous?
    * Où sommes-nous et avec qui ?


    Dans ces moments-là somme nous vraiment ensemble?

    Ou ce ne sont que deux voyageurs du temps perdus en eux-même qui revivent les sensations passées ? 


    Parfois cette revivance ne dure que quelques instants, elle me traverse et repart. Parfois elle s’installe plus longuement. 


    Parfois, je vais la chercher moi-même car je ressens le besoin de m’y connecter. De retoucher à ces instants qui m’ont nourrie. Nourrie de présence, de partage, de lien, d’amour, de connexion à l’autre, d’amitié, de joie, de légèreté.

     


    C’est notre corps qui est à l'origine de l’expérience de ces moments.

     

     

    Ce n’est pas notre tête qui nous ramène un souvenir. 


    C’est notre corps, qui en entrant en contact avec le déclencheur va se reconnecter aux sensations et notre tête ne va que nous redonner le contexte, l’image pour donner du sens à nos ressentis, créer du lien.


    Pour le meilleur souvent, et parfois pour le pire.


    Ces voyages intérieurs dans le temps peuvent nous mener vers de merveilleux moments...


    Parfois, nous ramener à des moments atroces de notre vie, des moments douloureux, dans lesquels nous avons ressenti de la détresse, de la peur, de la douleur, de la tristesse, de l’angoisse…

     


    Le processus est le même. 

     


    Dans ces moments douloureux que je vis aujourd’hui :


    * Qui est vraiment là ? 
    * Est-ce la Coralie de 36 ans ?
    * Une Coralie plus jeune qui revit les sensations d’une expérience plus ancienne et du coup n’a pas accès aux données et ressources de celle que je suis aujourd’hui ?


    * Quand je me dispute avec un proche, qui parle ?
    * Est-ce moi aujourd’hui ? Un autre moi?
    * Et pour la personne face à moi ?

     

    Vous savez, on le voit beaucoup dans les prises de bec de frères et soeurs adultes.


    Le moment où l’un(e) des deux va dire à l’autre « de toutes façons, toi tu as toujours eu tout ce que tu as voulu, tu as toujours été le/la préféré(e) »


    Qu’on ait 20,40 ou 80 ans, quand on entends ce type de propos, ce n’est plus la personne que nous connaissons qui est face à nous. Mais un/une enfant qui est trop blessé pour pouvoir utiliser les ressources de l’adulte.

     


    D’une certaine façon, ces voyages dans le temps seraient bien mieux s’ils restaient rares.

     


    Car quand je suis juste à revivre des sensations passées (agréables ou désagréables), je ne laisse pas la possibilité de me créer de nouvelles expériences qui deviendront mes nouvelles ressources.


    Si j’ai 11 ans quand j’écoute certains morceaux avec mon compagnon et que lui est à un âge différent, chacun à revivre le goût de notre passé, nous bloquons aussi la possibilité de créer de nouvelles expériences peut-être tout aussi agréables, et pourquoi pas, plus agréables encore que celles qui nous habitaient jusque là.


    De la même façon, nous limitons la possibilité d’expérimenter des sensations plus agréables, l’utilisation de ressources que nous possédons aujourd’hui pour créer des ancrages plus doux dans un contexte qui auparavant était un rappel de souffrances.


    Quelque part, n’est-il pas dommage de ne pas continuer à construire notre histoire ? 


    Non pas uniquement sur du nouveau mais sur une forme de mise à jour ?

     


    Et vous alors?

     


    * Avez-vous traversé différents âges de votre vie en lisant ce texte ?
    * Avez-vous pris conscience des moments durant lesquels vous n’êtes pas l’adulte que vous êtes aujourd’hui mais un/une de celui/celle que vous avez été à une époque ?


    Je vous invite dans les prochains jours, à observer vos voyages dans le temps intérieur.


    A prendre une pause quelques seconde pour vous demander :

     

    Là, à cet instant, qui est là ? 


    Rien que vous poser la question et observer va vous ramener vers celle/celui que vous êtes maintenant. 

    Et vous permettre ainsi, de profiter pleinement de votre vie d’aujourd’hui.


    Tout en ayant la possibilité de retourner, quand vous le désirez, vers les ancrages qui vous nourrissent, d’en créer d'autres….. 


    et d'avoir la possibilité d’engager un travail sur vous-même avec un professionnel pour vous libérer de ceux qui vous prennent en otage. 

  • Les 3 Types de Compulsions Alimentaires (qu'on a déjà tous expérimenté)

    Si vous êtes un Etre Humain normalement constitué, il y a de fortes chances que vous ayez déjà expérimenté des compulsions alimentaires.

     

    Peut-être que c’était une envie intenable de sucre, de chocolat (moi c’est plutôt ça !!), de crêpes, de pizza… Peut-être que vous avez déjà craqué le soir pour un aliment gras et croquant… ou bien crémeux et glacé.
    Il est intéressant de voir combien de personnes s’interrogent à propos de ce qu’ils nomment leurs « dérapages » alimentaires.

     

    Si on y réfléchit, on dirait que nos compulsions/envies intenables se trouvent à un carrefour. Un carrefour à la rencontre de notre fonctionnement biologique, de nos envies et d’une part déraisonnée qui nous échappe complètement.

    Le mieux est d’y aller tranquillement sur ce sujet et ne pas trop se prendre la tête. Ni s’étouffer dans des étiquettes blessantes, humiliantes pour soi parce qu’on n’arrive pas à faire autrement qu’à manger un paquet de chips en rentrant d’une journée épuisante au boulot.

     

    Tout simplement parce que ces compulsions, ces envies intenables auxquelles on sent bien au plus profond de nous-même qu’il serait très très difficile de ne pas y répondre, ont beaucoup de choses à nous apprendre sur nous-même.

    Sur la façon dont nous nourrissons notre Etre… avant de nourrir notre corps.

     

    Je le dis souvent : les relations douloureuses à l’alimentation ne sont pas un problème d’alimentation.

     

    C’est l’expression d’une souffrance, d’une tension, de quelque chose de beaucoup plus profond qui s’exprime à travers la nourriture.

    L’alimentation n’est rien de plus qu’un levier. Un support d’expression.

    Je ne cesserai pas de le répéter ;)

     

    Alors revenons aux compulsions…

     

     

    Comme je le disais plus haut, elles nous donnent des indications essentielles sur ce qui se joue au plus profond de nous-même.

     

     

    1 – La compulsion « palliative »

     

    Elle se présente à nous quand notre corps nous demande de consommer certains types de nourriture parce qu’il en a besoin pour se nourrir en profondeur. Donc quand nous avons par exemple des carences, ou pour se remettre quand nous avons un virus qui traine (on a rarement une insatiable envie de chocolat quand on a une gastro de l’enfer non ?).

     

    Ce comportement est tout à fait naturel.

     

    D’ailleurs avez-vous déjà remarqué que les animaux, le font parfaitement ?

    Par exemple : les chats savent très bien quand il est temps de se purger. Ils vont chercher la plante, l’herbe, qui leur est nécessaire. Et parfois ils ruinent nos orchidées en les mâchouillant :p

    Personne ne dit au chat de manger l’herbe à chat (ou autre s’il peut sortir !) parce que ça va l’aider à se libérer des boules de poiles dans son estomac en lui permettant de vomir. Il s’en fout comme de sa première souris du pourquoi.

    Il n’a pas besoin de comprendre et d’avoir une explication rationnelle du pourquoi du comment pour se mettre à la manger et à vomir pour se libérer.

     

    Et bien je pense qu’il y a la même chose chez les humains. Notre corps sait nous demander ce dont il a besoin. Même si parfois ça nous surprend ! Notre corps (à partir de ce que nous avons déjà consommé, qui va donc être son référentiel) va nous demander de lui apporter certains type d’aliments pour répondre à son besoin. Ce même aliment ne sera pas forcément celui que le corps d’une autre personne demanderait ;)

     

    Notre corps sait ce qui est bon pour nous.

     

    Ça fait plusieurs années que je ne résiste plus aux demandes de mon corps. Et que je respecte, que lorsque j’ai mal à l’estomac, j’ai besoin de manger une grosse quantité de… cornichons.

    Quand on sait s’observer et se sentir de l’intérieur, on sent clairement la différence entre ce que le corps demande et ce que la tête croit que le corps devrait manger ;)

     

     

    2 – La compulsion « dispersive »

     

    C’est une compulsion pour un aliment qui n’est pas sain pour nous dans le sens où il va faire baisser notre énergie et ne pas nous apporter de bénéfice pour la santé.

     

    Quand on expérimente ce type de compulsion, au lieu de se sentir mieux, on se sent lourd, ralenti, en grande perte d’énergie, et parfois aussi coupable.

    Ce type d’effets se retrouve typiquement dans les consommations d’alcool, de sucre, de junkfood…

     

    Mais pourquoi notre corps qui sait si bien ce qui est bon pour nous, nous envoie-t-il des demandes de consommer des aliments qui ne sont pas bons pour lui ?

    Et bien la réponse se trouve dans nos aspirations. Vivre est en soi notre plus grande aspiration.

    Nous aspirons également à trouver du sens, de la profondeur.

    Nous aspirons à l’amour, à satisfaire nos désirs.

    Chaque action humaine, peu importe qu’elle soit de petite ou grande envergure, est inspirée par une aspiration plus grande : plus de vivant, plus de profondeur dans l’expérience.

     

    Toutefois ces aspirations peuvent se trouver distordues par toutes les difficultés et obstacle que la vie nous propose.

     

    Par exemple, l’aspiration naturelle de se sentir fort (dans le sens de se sentir conscient de notre force intérieure), peut devenir un besoin de prendre le contrôle sur les autres. Pour se sentir incarner cette aspiration.

    Le besoin d’amour peut devenir d’infinies tentatives pour être approuvé de tout le monde.

    Ou le besoin de se réaliser devenir une obsession d’accumuler prestige, argent, produits luxueux.

     

    Notre corps aussi à des besoins qu’il aspire à remplir. Il a besoin d’eau, de nourriture, de toucher, de sons agréables et doux, de sensualité (vivre ses 5 sens). Il aspire à se sentir vivant à travers des aliments doux, savoureux, ou autres, qui lui permettent d’exciter ses sens et de lui apporter une expérience dans laquelle il se sent plus vivant.

     

    Le corps a besoin de plus se sentir lui même.

     

    De la même façon que les besoins psychologiques, les besoins physiques peuvent également se distordre.

    Une compulsion dispersive est un besoin distordu de notre corps.

    Le corps est dupé par la croyance qu’une consommation excessive d’aliments qui ne nous sont pas bénéfiques puisse finalement nous faire du bien.

    Je vais vous faire une confidence : ce type de comportement m’arrive souvent. Mon corps est régulièrement épuisé pour diverses raisons. Mais quelle qu’en soit la raison, quand je me sens décalquée, mon corps va me réclamer un aliment très efficace à très court terme et très néfaste en grande quantité à moyen et long terme : le café !

    Je sais que je devrais arrêter d’en boire pour protéger mon corps (mon estomac dans un premier temps puis l’acidité globale de mon corps). Je sais que je devrais consommer des tisanes parce que je n’ai pas le droit de boire de thé.

    Mais j’ai bon le savoir, mon corps me réclame du café. Et dans les quelques minutes qui suivent je me sens mieux.

    Alors je ne m’interdis pas d’en boire quand mon corps m’en réclame. Je limite à une ou deux tasses par jour. Je réponds à ce besoin biologique d’un excitant rapide et efficace tout en ne me laissant pas happer par lui (sinon ça serait quasiment en perfusion !)

     

    Si vous y réfléchissez, je suis sûre que ça vous arrive aussi avec certains aliments.

     

    De la même façon dans notre vie nous avons besoin de vivre des expériences. Parce qu’elles nous semblent nécessaires.

    Nous pouvons nous engager dans une amitié, une relation, un emploi, ou autre façon d’avoir de l’argent qui nous semble très très juste dans l’instant. Et puis après… en être presque à le regretter.

    Notre corps est lui aussi complètement ébloui face à des substances ou expériences qui nous promettent de répondre à nos besoins, de nous remplir, nous soulager. Comme c’est par exemple le cas de l’alcool, du sucre ou autres substances rapides et efficaces.

     

    Ce qu’il faut retenir de ces compulsions c’est que tout comme notre cœur peut être amené à chercher l’amour auprès de personnes qui ne sont pas faites pour nous, notre corps peut aller chercher son bien-être auprès de substances qui ne sont pas bonnes pour nous.

     

    Les deux se font séduire. Il n’y a pas de quoi avoir honte.

     

     

    3 – La compulsion « associative »

     

    Une compulsion « associative » est une espèce de mélange des deux. Elle se produit lorsque nous avons besoin d’un aliment qui a un lien riche, profond et puissant avec notre passé. Comme la madeleine de Proust.

     

    Par exemple, certaines personnes ont une envie folle de manger des aliments qu’elles mangeaient quand elles étaient petites lorsqu’elles vont rendre visite à leurs parents ou grands-parents.

     

    Quand mon arrière grand-mère est décédée il y a une dizaine d’année, j’ai eu, pendant un temps, besoin de manger une poêlée de champignons. Avec de l’ail, et du persil. Le tout cuit au beurre.

    Alors que je déteste la cuisine au beurre qui a le don de me rendre malade.

    D’une façon symbolique, manger cette poêlée de champignons c’était être en lien avec elle. C’était faire revivre ces instants partagés durant lesquels je la regardais la préparer avec les champignons que nous avions cueillis ensemble dans les bois Franc-Comtois.

    Le temps du deuil a permis que cette envie disparaisse.

     

    Ces compulsions là sont les plus difficiles à « évaluer » parce qu’il n’est finalement pas si clair de savoir si c’est un comportement « bénéfique » ou non.

    C’est plutôt une façon de nous nourrir autrement.

    Dans ces moments là nous ne nourrissons pas notre corps. Mais notre cœur.

     

    Ce qu’il faut retenir de cette compulsion c’est que notre biologie couplée à la nostalgie peut donner des envies surprenantes, et d’une certaine façon, touchantes. Cette compulsion-là relève de la mémoire du corps.

     

    Je suis convaincue que dans chacun de nos attachements, de nos réactions fortes, se trouve une porte pour entrer plus en profondeur en nous-même.

    Dans ces profondeurs, nous pouvons nous sentir mal à l’aise. Elles peuvent nous amener à vivre des sensations désagréables, amener un torrent de larmes qui nous semble impossible à tarir, faire remonter une profonde colère.

     

    Mais au delà de ce qui est inconfortable, se trouve un espace important à trouver en Soi : la paix intérieure.

    C’est un espace que nous avons tous à l’intérieur de nous. Parfois, nous avons juste perdu la carte qui nous y mène ;)

    La majorité d’entre nous ne va pas découvrir cet espace intérieur d’une traite, sans problème (tu as vu Kung Fu Panda ? Maitre Shifu galère aussi à la connecter cette paix intérieure par moment !)

    Pour la majorité, nous avons besoin de suive un chemin sinueux et inattendu entre nos désirs et nos attentes. Bien qu’inconfortable, c’est souvent le chemin le plus nourrissant et celui qui, en plus, nous permet de grandir.

     

     

     

     

     

    Vous avez une question à ce sujet et/ou souhaitez être accompagné(e) sur votre rapport à l'alimentation? Contactez-moi à cette adresse : coralie@sophro-tca.com 

  • Un nouveau regard sur l'alimentation émotionnelle

    L’alimentation émotionnelle concerne un grand nombre de personnes.

     

    • Qu’est ce que l’alimentation émotionnelle ?
    • Pourquoi existe-t-elle ?
    • Quand se manifeste-t-elle ?
    • Que faire quand on est concerné ?

     

    Généralement, l’étiquette de « mangeur émotionnel » est le résultat d’un auto-diagnostic de la part de celui ou celle qui se reconnaît dans sa définition la plus diffusée. 

     

    Cet auto-diagnostic se reconnaît à des phrases du genre «je mange mes émotions».

     

    Ce qu’il faudrait en fait plutôt entendrecomme «j’ai des comportements alimentaires indésirables issus d’émotions indésirables».

     

    Voir même : «j’ai des comportements alimentaires indésirables issus d’émotions indésirables que je n’aime pas».

     

     

    Alors que faire ?

     

     

    J’aimerais vous poser une question.

     

    A votre avis, quel est le contraire de l’alimentation émotionnelle ?

     

    L’alimentation sans aucune émotion ?

     

    A quoi est-ce que ça ressemblerait ?

     

    Vous assoir et manger comme une machine ?

     

    Flippant, non ?

     

     

    Nous sommes de merveilleuses créatures émotives.

     

    La nourriture émotionnelle n’est pas toujours liée à des états émotionnels «désagréables».

     

    La nourriture émotionnelle c’est aussi celle que l’on expérimente dans une fête avec des amis ou des gens qu’on aime.

    On est là, tranquillement assis(e) on mange avec des amis.

    A cet instant on reçoit de l’amour. On se nourrit de la présence des autres. On se sent accueilli, rassuré…

     

    Ca c’est aussi de l’alimentation émotionnelle.

     

    Oui, l’alimentation émotionnelle peut aussi s’exprimer lors de moments supers agréables comme durant votre anniversaire, ou tout autre situation qui vous amène à fêter quelque chose et qui va créer une émotion d'excitation.

     

    Il y a dans ces moments-là, de l’alimentation émotionnelle.

     

    Et puis l’alimentation émotionnelle ça peut être aussi :

     

    «Je rentre à la maison. J’ai passé une journée difficile au boulot. Et je me rempli(e) parce que je me sens super stressé(e)».

     

    Je le redis : nous sommes des Etres d’émotions.

     

    Il est quasiment impossible de manger sans ressentir d’émotions !

     

    Le problème ce n’est pas l’alimentation émotionnelle.

     

    Le vrai problème c’est de ne pas avoir compris ce que nos émotions ont à nous dire.

     

    A quoi elles nous servent.

     

    La difficulté, pour beaucoup d'entre nous, c’est d’accepter de ressentir. De s'autoriser à ressentir ce qu'on ressens vraiment et non ce qu'on croit qu'on devrait ressentir dans telle ou telle situation.

     

    Quand on ne ressent pas les émotions qu’on aimerait avoir face à notre partenaire, nos proches, nos parents, face aux défis de la vie...

    Face aux « bonnes » émotions, aux « mauvaises » émotions… Quand on ne les accueille pas, quand on ne les ressent pas dans notre corps, quand on ne les métabolise pas, les émotions vont s’exprimer plus fortement à travers la nourriture.

     

    Nous mettons, projetons, toutes ces sensations, toute cette énergie, toutes ces émotions dans ce que nous mangeons. En espérant que ça nous aidera à nous sentir mieux.

     

    Mon message ici c’est que oui, nous utilisons en effet la nourriture pour agir sur notre métabolisme émotionnel. Et c’est compréhensible.

     

    Je le répète : nous utilisons tous la nourriture pour réguler notre métabolisme émotionnel.

     

     

     

    Je me sens mal ==> Je mange ==> Je me sens mieux

     

    Voir même plutôt :

     

    Je me sens ==> Je mange ==> Je me sens mieux

     

     

     

    Donc en résumé : l’alimentation émotionnelle n’est pas le problème.

     

     

    Je comprends que ça puisse être difficile d’accepter ce fait.

     

    Mais il y a aujourd’hui de nombreuses personnes qui se définissent et s’enferment comme étant des « mangeurs émotionnels ».

    Alors qu’en fait ils ne le sont pas.

     

    Et les étiquettes auxquelles on s'attache alors qu'elles nous limitent, je n'en suis pas fan.

     

    En vérité, il y a plusieurs autres facteurs qui peuvent expliquer un comportement alimentaire insatisfaisant.

     

    Par exemple :

     

    • Si vous mangez de la nourriture de mauvaise qualité, votre corps va avoir besoin de plus de quantité pour capter assez des nutriments dont il a besoin.
    • Si vous suivez un régime et que vous vous sous-alimentez, vous allez être amené à « craquer » et manger.

     

    Parce que votre cerveau à désespérément besoin de nourriture pour fonctionner.

     

    Il va vous faire manger.

     

     

    Et c’est à ce moment-là que vous vous dites «Punaise, je suis un(e) mangeur/se émotionnel !»

     

    Et bien non ! Vous n’êtes pas un mangeur émotionnel.

     

    Ce qu’il se passe en vérité à ce moment là, c’est que votre alimentation ne comporte pas assez de gras, pas assez de protéines ou pas assez de nutriments.

     

    Et votre corps hurle son besoin de nourriture.

     

    Il y a toujours une bonne raison derrière l’alimentation émotionnelle.

     

    Mon message pour vous, c’est que tout va bien même si vous fonctionnez ainsi aujourd'hui.

     

    Vous avez le droit d’être humain. Donc imparfait.

     

    Vous avez des émotions.

     

    C'est quand vous arriverez à accepter pleinement ces éléments, que vous arriverez à être bienveillant envers vous-même quand vous compenserez une émotion avec la nourriture, quand vous vous pardonnerez sincèrement… parce que vous aurez fait de votre mieux.

    C’est à ce moment-là que vous pourrez prendre de la distance avec l’alimentation émotionnelle et commencer à prendre soin de vous. Pour de vrai.

     

    C’est en accueillant, en acceptant, les émotions qui vous traversent au quotidien, et pas seulement celles liées à la nourriture, que vous vous en libérerez.

     

    Notre relation avec la nourriture change dés lors que nous accueillions pleinement nos émotions et qui nous sommes.

     

    C’est un processus qui semble un peu magique quand on met un pied dedans ;) Mais qui ne se fait pas en quelques jours.  

  • Un exercice tout simple pour apprendre chaque jour à s’aimer d’avantage

    Nombreuses sont les raisons pour lesquelles nous rejetons ce que nous percevons de nous-même.

     

    Parfois, ce sont des parties de notre personnalité : « je déteste être sensible », « je suis trop nulle de ne pas réussir à dire non » etc…

     

    Parfois ce sont des parties de notre corps que nous rejetons avec force. Un nez « busqué » ou trop rond, des lèvres trop fines ou trop grosses, des joues trop pleines ou trop creuses…

     

    Souvent nous nous focalisons sur un point. Un point de notre personnalité ou de notre personne physique que nous n’aimons pas.

    Pourquoi nous ne l’aimons pas d’ailleurs ?

     

    Bien souvent parce que nous n’avons pas compris le rejet de certaines personnes à notre égard.

     

    Le rejet des copains de maternelle, de primaire, du collège, du lycée, de la fac ou autre.

    Le rejet de notre famille parce que « seul » membre « différent » du clan.

    Le rejet de nos amoureux et amoureuses.

     

    Face à ce manque de sens, nous nous sentons d'autant plus blessé(e).

     

    Nous avons besoin que ce que nous vivons ait un sens. Or, se sentir rejeté(e) par les copains d’école, par des membres de sa famille ou par une compagne ou un compagnon que nous aimons, n’a pas de sens.

     

    Alors dans sa grande générosité, pour nous protéger de la douleur de ne pas comprendre (celle qui fait parfois qu’on s’acharne à demander des explications à des personnes qui ne savent répondre que « je ne sais pas », voir pire « parce que c’est comme ça, si tu ne le sais pas je ne peux rien pour toi », voir pire du pire « parce que je ne t’aime plus, je te croyais différent(e) ») notre fantastique esprit nous propose une réponse.

     

    Une réponse, qui elle aura du sens.

     

    Je ne suis pas sarcastique quand je dis que notre esprit est généreux et fantastique. Je trouve toujours merveilleux de voir les constructions que nous mettons en place pour nous protéger de douleurs qui nous sont insupportables. Je respecte beaucoup nos fonctionnements inconscients pour ça.

     

    Toutefois ils ont leurs limites. Car installer une nouvelle souffrance pour se protéger d’une ancienne souffrance ce n’est pas tenable à long terme.

     

    Ca soulage un temps de se dire que si les copains, la famille et/ou les amoureux nous ont rejeté c’est parce qu’on a des tâches de rousseurs et que c’est moche. Que ça explique tout : personne ne veut être vu avec quelqu’un qui ressemble à « ça » (pas le clown hein, évitons les cauchemars pour ce soir ;)).

     

    Et pourtant… dans le vraie vie il n’y a rien qui n’explique le rejet des autres que ce qui leur appartient. D’ailleurs, nous aussi, nous le faisons à partir de ce qui nous appartient ;)

     

     

    Alors comment faire pour relâcher la pression ?

    Parce que c’est bien de lire ça mais après on en fait quoi ?

     

     

    Et bien dans cet article, je te propose un exercice tout simple à faire plusieurs fois par jour. Pas besoin de changer ton emploi du temps pour ça.

     

    Il te suffira d’y penser.

     

    Donc au début, emporté par le mouvement de la vie, tu vas surement le faire une fois par jour, pas plus.

     

    Et c’est déjà bien.

    Puis à force de le faire (car oui il faut répéter pour que ça marche :D) tu le feras plusieurs fois dans la journée.

     

    Tout ce qu’il te faut c’est :

     

    1. Ta mémoire
    2. Ta présence
    3. Apprendre une petite phrase

     

     

    Alors on récapitule ok ?

     

    A quoi sert cet exercice : à te permettre de développer un petit peu plus chaque jour de la bienveillance pour toi, puis de l’amour pour ce que tu es.

    Où le réaliser : partout. En fait dés que tu vois ton reflet quelque part (un miroir, certes, mais aussi, une vitrine, un dos de cuillère etc…).

     

    Que faire exactement : a chaque fois que tu croises ton reflet quelque part, le regarder et te dire « [prenom] (le tien on est d’accord), je suis prêt(e) à t’aimer ».

     

    Ca commence par le reflet.

     

    Puis l’idée plus globale derrière c’est de te le dire à chaque fois que quelque chose te gène avec toi-même.

    Par exemple : tu oublies d’aller chercher le pain ? Au lieu de te dire que tu es une truffe qui n’a pas de tête, dis toi plutôt que c’est ok comme ça et que tu es prêt(e) à t’aimer quand tu oublies le pain.

     

    Au début ça sonnera faux. On le sait tout(es) les deux. Mais on s’en fiche. Je suis sure que tu peux te le dire sans le penser. L’important c’est de le dire. Parce que plus tu vas le dire, plus ça va finir par relâcher quelque chose en toi. Et plus ça va devenir vrai.

     

    Et plus tu vas pouvoir entendre ceux qui te le disent aussi. Et les croire.

     

    Ce n’est qu’en s’ouvrant, à notre rythme, à la bienveillance envers soi que nous pourrons laisser de la place à la bienveillance des autres à notre égard.

     

     

    Tout part de Soi. Et j’espère que ce petit exercice te permettra de débuter un changement. Même s’il est tout simple.