Coralie Degradot - Sophrologue

Actualités

  • Le voyage dans le temps existe

    Nous portons en nous-même tous les âges de notre vie.


    Le voyage dans le temps existe : il se réalise à l’intérieur de nous.


    Quand j’écoute Queen, la voix de Freddy Mercury me ramène à mes 11 ans, l’hiver de mon année de 6e, où quasiment tous les soirs, j’écoutais quelques albums de ce groupe légendaire avec ma mère. 


    Je ressens les émotions de cette époque, le salon dans la lumière tamisé du soir, les volets en bois blancs fermés derrière les fenêtres à simple vitrage, l’odeur du radiateur en fonte, la chaleur de la pièce en dépit de la grande hauteur de plafond.
    J’entends même ma mère chanter (faux et dans un anglais qui n’existe pas mais que j’adore).


    Quand j’entends Queen, j’ai à nouveau 11 ans.


    Quand j’entends « Un homme pressé » de Noir Désir, je repense à mon petit copain de seconde.


    Quand j’entends Nirvana, je pense à mon amie Séverine, notre année de 1ere, nos fou-rires, nos délires d’adolescentes, je ressens les odeurs de la cantine, de certaines salles de cours, je ressens la fraicheur de l’automne en Lorraine et la purée de céleri de la cantine que j’étais la seule à aimer.


    Les Red-Hot et leur album « Californication" me ramènent à mon année de Terminale : les copains, les fous-rire (toujours avec Séverine d’ailleurs ;)), les cours de philos, la découverte de Freud, les cours d’Espagnol avec un prof atypique et d’Italien avec sa future ex-femme qui notait mal tout ceux qui suivaient les cours de son futur ex-mari (oui oui!!). 


    Nous avons de nombreux déclencheurs.

     

    Là, je te parle de musique, donc de l’ouie. Mais ça peut revenir avec n’importe quel sens.

     


    Notre histoire, nous la portons dans notre corps.

     


    Tout à l’heure, je me demandais : « mais si nous sommes aussi souvent ramenés à ce que nous avons vécu, qui est vraiment là et qui suis-je à certains moments de ma journée ?  Est-ce que je partage vraiment de nouvelles expériences avec quelqu’un ou je ne fais que rejouer, tournée sur moi-même des expériences qui n’existent plus? »


    Mon compagnon est musicien et nous avons des goûts en commun qui nous amènent a écouter de la musique ensemble. 


    C’est assez rare que nous écoutions ce groupe ensemble mais quand nous écoutons Queen ensemble, qui est vraiment là?


    J’ai mes ancrages, il a les siens. 


    Nous sommes tous deux traversés de souvenirs, si vivants qu’ils viennent stimuler quelque chose en nous. 


    Parfois nous les partageons, il me raconte ses aventures de métalleux. Je pourrais les entendre mille fois (j’ai d’ailleurs du les entendre au moins mille fois en trois ans lol) car dans ce moment ce n’est pas que mon compagnon d’aujourd’hui que j’ai face à moi mais une résurgence de cet homme plus jeune qu’il était à cet instant de sa vie.


    Parfois, nous sommes cote à cote sans un mot et la musique circule. 


    Mais qui est là en fait ?

    * Coralie à 36 ans ou Coralie à 11 ans?
    * Fabien à 39 ans ou à je ne sais quel âge?
    * Qui sommes-nous?
    * Où sommes-nous et avec qui ?


    Dans ces moments-là somme nous vraiment ensemble?

    Ou ce ne sont que deux voyageurs du temps perdus en eux-même qui revivent les sensations passées ? 


    Parfois cette revivance ne dure que quelques instants, elle me traverse et repart. Parfois elle s’installe plus longuement. 


    Parfois, je vais la chercher moi-même car je ressens le besoin de m’y connecter. De retoucher à ces instants qui m’ont nourrie. Nourrie de présence, de partage, de lien, d’amour, de connexion à l’autre, d’amitié, de joie, de légèreté.

     


    C’est notre corps qui est à l'origine de l’expérience de ces moments.

     

     

    Ce n’est pas notre tête qui nous ramène un souvenir. 


    C’est notre corps, qui en entrant en contact avec le déclencheur va se reconnecter aux sensations et notre tête ne va que nous redonner le contexte, l’image pour donner du sens à nos ressentis, créer du lien.


    Pour le meilleur souvent, et parfois pour le pire.


    Ces voyages intérieurs dans le temps peuvent nous mener vers de merveilleux moments...


    Parfois, nous ramener à des moments atroces de notre vie, des moments douloureux, dans lesquels nous avons ressenti de la détresse, de la peur, de la douleur, de la tristesse, de l’angoisse…

     


    Le processus est le même. 

     


    Dans ces moments douloureux que je vis aujourd’hui :


    * Qui est vraiment là ? 
    * Est-ce la Coralie de 36 ans ?
    * Une Coralie plus jeune qui revit les sensations d’une expérience plus ancienne et du coup n’a pas accès aux données et ressources de celle que je suis aujourd’hui ?


    * Quand je me dispute avec un proche, qui parle ?
    * Est-ce moi aujourd’hui ? Un autre moi?
    * Et pour la personne face à moi ?

     

    Vous savez, on le voit beaucoup dans les prises de bec de frères et soeurs adultes.


    Le moment où l’un(e) des deux va dire à l’autre « de toutes façons, toi tu as toujours eu tout ce que tu as voulu, tu as toujours été le/la préféré(e) »


    Qu’on ait 20,40 ou 80 ans, quand on entends ce type de propos, ce n’est plus la personne que nous connaissons qui est face à nous. Mais un/une enfant qui est trop blessé pour pouvoir utiliser les ressources de l’adulte.

     


    D’une certaine façon, ces voyages dans le temps seraient bien mieux s’ils restaient rares.

     


    Car quand je suis juste à revivre des sensations passées (agréables ou désagréables), je ne laisse pas la possibilité de me créer de nouvelles expériences qui deviendront mes nouvelles ressources.


    Si j’ai 11 ans quand j’écoute certains morceaux avec mon compagnon et que lui est à un âge différent, chacun à revivre le goût de notre passé, nous bloquons aussi la possibilité de créer de nouvelles expériences peut-être tout aussi agréables, et pourquoi pas, plus agréables encore que celles qui nous habitaient jusque là.


    De la même façon, nous limitons la possibilité d’expérimenter des sensations plus agréables, l’utilisation de ressources que nous possédons aujourd’hui pour créer des ancrages plus doux dans un contexte qui auparavant était un rappel de souffrances.


    Quelque part, n’est-il pas dommage de ne pas continuer à construire notre histoire ? 


    Non pas uniquement sur du nouveau mais sur une forme de mise à jour ?

     


    Et vous alors?

     


    * Avez-vous traversé différents âges de votre vie en lisant ce texte ?
    * Avez-vous pris conscience des moments durant lesquels vous n’êtes pas l’adulte que vous êtes aujourd’hui mais un/une de celui/celle que vous avez été à une époque ?


    Je vous invite dans les prochains jours, à observer vos voyages dans le temps intérieur.


    A prendre une pause quelques seconde pour vous demander :

     

    Là, à cet instant, qui est là ? 


    Rien que vous poser la question et observer va vous ramener vers celle/celui que vous êtes maintenant. 

    Et vous permettre ainsi, de profiter pleinement de votre vie d’aujourd’hui.


    Tout en ayant la possibilité de retourner, quand vous le désirez, vers les ancrages qui vous nourrissent, d’en créer d'autres….. 


    et d'avoir la possibilité d’engager un travail sur vous-même avec un professionnel pour vous libérer de ceux qui vous prennent en otage. 

  • Un nouveau regard sur l'alimentation émotionnelle

    L’alimentation émotionnelle concerne un grand nombre de personnes.

     

    • Qu’est ce que l’alimentation émotionnelle ?
    • Pourquoi existe-t-elle ?
    • Quand se manifeste-t-elle ?
    • Que faire quand on est concerné ?

     

    Généralement, l’étiquette de « mangeur émotionnel » est le résultat d’un auto-diagnostic de la part de celui ou celle qui se reconnaît dans sa définition la plus diffusée. 

     

    Cet auto-diagnostic se reconnaît à des phrases du genre «je mange mes émotions».

     

    Ce qu’il faudrait en fait plutôt entendrecomme «j’ai des comportements alimentaires indésirables issus d’émotions indésirables».

     

    Voir même : «j’ai des comportements alimentaires indésirables issus d’émotions indésirables que je n’aime pas».

     

     

    Alors que faire ?

     

     

    J’aimerais vous poser une question.

     

    A votre avis, quel est le contraire de l’alimentation émotionnelle ?

     

    L’alimentation sans aucune émotion ?

     

    A quoi est-ce que ça ressemblerait ?

     

    Vous assoir et manger comme une machine ?

     

    Flippant, non ?

     

     

    Nous sommes de merveilleuses créatures émotives.

     

    La nourriture émotionnelle n’est pas toujours liée à des états émotionnels «désagréables».

     

    La nourriture émotionnelle c’est aussi celle que l’on expérimente dans une fête avec des amis ou des gens qu’on aime.

    On est là, tranquillement assis(e) on mange avec des amis.

    A cet instant on reçoit de l’amour. On se nourrit de la présence des autres. On se sent accueilli, rassuré…

     

    Ca c’est aussi de l’alimentation émotionnelle.

     

    Oui, l’alimentation émotionnelle peut aussi s’exprimer lors de moments supers agréables comme durant votre anniversaire, ou tout autre situation qui vous amène à fêter quelque chose et qui va créer une émotion d'excitation.

     

    Il y a dans ces moments-là, de l’alimentation émotionnelle.

     

    Et puis l’alimentation émotionnelle ça peut être aussi :

     

    «Je rentre à la maison. J’ai passé une journée difficile au boulot. Et je me rempli(e) parce que je me sens super stressé(e)».

     

    Je le redis : nous sommes des Etres d’émotions.

     

    Il est quasiment impossible de manger sans ressentir d’émotions !

     

    Le problème ce n’est pas l’alimentation émotionnelle.

     

    Le vrai problème c’est de ne pas avoir compris ce que nos émotions ont à nous dire.

     

    A quoi elles nous servent.

     

    La difficulté, pour beaucoup d'entre nous, c’est d’accepter de ressentir. De s'autoriser à ressentir ce qu'on ressens vraiment et non ce qu'on croit qu'on devrait ressentir dans telle ou telle situation.

     

    Quand on ne ressent pas les émotions qu’on aimerait avoir face à notre partenaire, nos proches, nos parents, face aux défis de la vie...

    Face aux « bonnes » émotions, aux « mauvaises » émotions… Quand on ne les accueille pas, quand on ne les ressent pas dans notre corps, quand on ne les métabolise pas, les émotions vont s’exprimer plus fortement à travers la nourriture.

     

    Nous mettons, projetons, toutes ces sensations, toute cette énergie, toutes ces émotions dans ce que nous mangeons. En espérant que ça nous aidera à nous sentir mieux.

     

    Mon message ici c’est que oui, nous utilisons en effet la nourriture pour agir sur notre métabolisme émotionnel. Et c’est compréhensible.

     

    Je le répète : nous utilisons tous la nourriture pour réguler notre métabolisme émotionnel.

     

     

     

    Je me sens mal ==> Je mange ==> Je me sens mieux

     

    Voir même plutôt :

     

    Je me sens ==> Je mange ==> Je me sens mieux

     

     

     

    Donc en résumé : l’alimentation émotionnelle n’est pas le problème.

     

     

    Je comprends que ça puisse être difficile d’accepter ce fait.

     

    Mais il y a aujourd’hui de nombreuses personnes qui se définissent et s’enferment comme étant des « mangeurs émotionnels ».

    Alors qu’en fait ils ne le sont pas.

     

    Et les étiquettes auxquelles on s'attache alors qu'elles nous limitent, je n'en suis pas fan.

     

    En vérité, il y a plusieurs autres facteurs qui peuvent expliquer un comportement alimentaire insatisfaisant.

     

    Par exemple :

     

    • Si vous mangez de la nourriture de mauvaise qualité, votre corps va avoir besoin de plus de quantité pour capter assez des nutriments dont il a besoin.
    • Si vous suivez un régime et que vous vous sous-alimentez, vous allez être amené à « craquer » et manger.

     

    Parce que votre cerveau à désespérément besoin de nourriture pour fonctionner.

     

    Il va vous faire manger.

     

     

    Et c’est à ce moment-là que vous vous dites «Punaise, je suis un(e) mangeur/se émotionnel !»

     

    Et bien non ! Vous n’êtes pas un mangeur émotionnel.

     

    Ce qu’il se passe en vérité à ce moment là, c’est que votre alimentation ne comporte pas assez de gras, pas assez de protéines ou pas assez de nutriments.

     

    Et votre corps hurle son besoin de nourriture.

     

    Il y a toujours une bonne raison derrière l’alimentation émotionnelle.

     

    Mon message pour vous, c’est que tout va bien même si vous fonctionnez ainsi aujourd'hui.

     

    Vous avez le droit d’être humain. Donc imparfait.

     

    Vous avez des émotions.

     

    C'est quand vous arriverez à accepter pleinement ces éléments, que vous arriverez à être bienveillant envers vous-même quand vous compenserez une émotion avec la nourriture, quand vous vous pardonnerez sincèrement… parce que vous aurez fait de votre mieux.

    C’est à ce moment-là que vous pourrez prendre de la distance avec l’alimentation émotionnelle et commencer à prendre soin de vous. Pour de vrai.

     

    C’est en accueillant, en acceptant, les émotions qui vous traversent au quotidien, et pas seulement celles liées à la nourriture, que vous vous en libérerez.

     

    Notre relation avec la nourriture change dés lors que nous accueillions pleinement nos émotions et qui nous sommes.

     

    C’est un processus qui semble un peu magique quand on met un pied dedans ;) Mais qui ne se fait pas en quelques jours.  

  • Je pèse donc je suis

    Les chiffres sont magiques… ils expliquent, taillent, mesurent tout ce que nous connaissons.
    Ils sont un des référentiels tangibles du monde qui nous entoure.

    Nous grandissons avec beaucoup de chiffres : notre poids et taille de naissance, notre âge, notre numéro de téléphone (nos numéros parce qu’aujourd’hui on en a au moins deux !), nos numéros d’identification (sécurité sociale, banque, numéros clients etc…), notre adresse, notre taille de vêtement… Ils sont partout et souvent… on les mélange un peu lol

    Je t’avoue que pour ma part, j’en mélange pas mal. Si certains sont gravés dans ma mémoire à jamais (le numéro de téléphone que j’avais en Guyane, c’est inutile? Pas grave, le son est mélodieux, il est attaché à de merveilleux souvenirs donc il reste ;)), pour d’autres c’est plus compliqué et je suis souvent tentée de mettre les même partout pour limiter mon « mélangeage » de pinceaux (oui c’est un noélogisme, j’aime bien en dire et j’aime bien les écrire en plus >> rebelle !!!).

    Par contre… si les chiffres sont sympas dans certaines comptines qui nous rappellent qu’il y a des cerises dans les bois, ils sont souvent moins sympas quand il s’agit de notre alimentation et notre poids.

     

    Nous sommes nombreux à vouloir atteindre le « poids parfait », mais qu’est ce que ça veut dire en fait ?

     

    Peut-être que tu as déjà rencontré des professionnels qui t’ont recommandé de tout compter : X grammes de ceci, X grammes de cela… mais attentiiiiiiiion horreur et damnation si vous dépassez X quantités par jour/semaine ou autre.

    Peut-être que tu as (ou que tu le fais encore) limité tes prises alimentaires par repas ou journalières à un nombre de calories, parce que tout le monde sait qu’une femme ou un homme a besoin de X calories par jour.

    Peut-être que c’est par toi-même que tu t’es mis à compter, peser, évaluer, classer, lister tout ce que tu manges (et ce que tu ne peux plus manger aussi d’ailleurs) en tirant le tout vers le bas…. De plus en plus bas.

    Mais grande nouvelle : la nutrition est une discipline dans laquelle compter n’est pas le plus important.

     

    Sur différents points les chiffres sont un outil intéressant

     

    Ben oui, ça peut aider de te rappeler ton numéro de téléphone ou le numéro de ta maison, le code d’entrée de ton immeuble… la plaque d’immatriculation de ta voiture si tu te gares dans un parking immense et qu’elle est passe-partout (la mienne est citron vert, c’est spécial mais je la repère en un clin d’œil lol).

    Ces chiffres-là, nous sommes d’accord, ont un intêret non négligeable.

    Toutefois sur certains points les chiffres deviennent un carcan.

    On t’explique qu’il te faut avoir le bon niveau de cholestérol, le bon taux de sucre dans le sang…. Sauf que ce ne sont rien de plus que des normes basées sur des statistiques.

    Chaque être humain est différent et chaque corps fonctionne différemment. J’ai travaillé longtemps en endocrinologie et la seule séquelle que j’ai de mes années d’anorexie est une hypothyroïdie. Ca m'a appris à faire une nette différence entre "il faudrait" et le "je ressens dans mon corps".

    Et bien tu sais quoi? Même quand mon taux d’hormones thyroïdiennes est « dans les normes du labo » je peux me sentir en hypo, avec tous les symptômes que ça engage au quotidien.

    J’ai appris à connaître mon corps, à respecter ce qu’il me montre, ce qu’il m’exprime. Et je m’en fiche comme d’une guigne de la norme labo !

    Parce que les chiffres ne sont pas des référentiels universels quand il s'agir de notre fonctionnement. Nous avons en réalité chacun NOS chiffres, rien qu’à nous. Parce que notre corps unique a un fonctionnement unique.

    Bien souvent, nous confondons les chiffres qui nous entourent et notre valeur. J’ai connue la puissance de monter sur la balance et de voir que le chiffre affiché était plus bas que la veille. Je mesurais ma valeur sur ma balance. Quand mon poids avait baissé, c’était garantie : j’allais passer une excellente journée.

    Mais si le poids était supérieur à la veille… je m’auto-flagellais, me tenais des discours intérieurs humiliants. Je n’étais qu’une ratée, sans volonté, sans valeur… sans courage.  Et je méritais tous les feux de l’enfer.

    Tout ça je l’ai vécu. Et je le retrouve souvent chez les personnes que j’accompagne. Très franchement, je trouve ça triste de vivre en état d’esclavage… nous ne sommes pas des choses figées. Et ce que nous sommes ne peut se limiter à un put**n de chiffre, n’est-ce pas ? (oui un gros mot).

     

    En résumé, quand ça concerne la balance : si tu as le mauvais numéro, c’est que tu es toi-même mauvais.

     

    C’est que tu es mauvais(e), dysfonctionnel(le) et que tu vaux moins que le reste des gens sur cette terre…. Aïe, ça fait mal non ?

    En fait le chiffre à l’origine de toute cette souffrance quand on parle de nutrition et perte de poids, est le poids que nous voulons atteindre.

    De nombreuses personnes voulant perdre du poids ont un chiffre magique qu’ils veulent atteindre. C’est le chiffre le plus important pour eux. Ce chiffre, il semble même magique.

    Quand on l’a trouvé, on est prêt à faire n’importe quoi pour l’atteindre.
    Et parfois, on y arrive.

    Ce chiffre représente la liberté, la réalisation de soi, une porte ouverte vers le succès, le glamour et la vie que nous rêvons tant d’avoir. Tout le monde va nous remarquer et voudra être avec nous.

    Mais en vrai, que se passe-t-il ?

    En réalité, certains n’arrivent jamais à atteindre ce chiffre magique. Pour d’autres, il va être atteint mais pas longtemps. Pour d’autres enfin, il est atteint… mais rien ne change dans leur vie (donc c’est qu’il n’est pas assez bas. Et c’est reparti!)

     

    Et si tu changeais d’objectif ?

     

    Le truc c’est de se nourrir autrement : se Nourrir vraiment.

    Prends quelques instants pour observer ta relation aux chiffres vis à vis de ton corps et ta santé.

    Comptes-tu sur ces chiffres pour définir ta valeur? De quelle(s) façon(s) écorches-tu ton estime de toi si tu n’as pas atteint le chiffre que tu devrais peser (penses-tu)? Est-ce la balance qui dirige ta vie?

    Le fait est que bien souvent, quand nous lions le chiffre et la valeur, ça se retrouve dans plusieurs secteurs de notre vie.

    Utilises-tu la somme qu’il y a sur ton compte en banque pour évaluer ta valeur en tant qu’Etre humain? Est-ce que tu fais ça pour évaluer la valeur des autres?

    A mon avis, il est grand temps de remettre les chiffres à leur juste place.

    Bien entendu qu’ils nous sont utiles et pour de nombreuses choses comme nous l’avons vu plus haut.
    Mais pas dans la nutrition, pas dans le rapport au corps.

     

    Ils ne sont rien par rapport à la connaissance de Soi, l’intuition, l’écoute du corps, la confiance en la Vie.

    Ce sont ces points-là qui feront toute la différence dans ta relation à toi, ton corps et ton poids. 

  • Rencontre AFDAS-TCA le 12 Juin 2015

    Vendredi 12 Juin, j'ai eu le plaisir de participer toute la journée aux rencontres AFDAS-TCA & FNA-TCA, sur le thème des "Troubles du Comportement Alimentaire à l'heure du numérique"

     

    En effet, les nouveaux supports que nous utilisons, les nouvelles rencontres que nous pouvons faire, l'accès à une foule d'informations en permanence, impliquent une nouvelle dynamique dans le vécu et dans le suivi des troubles alimentaires. Du meilleur (soutien entre malades qui veulent s'en sortir, présence positive des associations d'usagers, briser le cercle infernal qui nous amène à nous couper des autres) au pire (entretien, voir challenge entre malades, rencontre avec des personnes malveillantes, diffusion d'images que nous n'aurions pas aimé voir publiées sur les réseaux sociaux), tout est possible, tout existe.

    Lors de ces rencontres, c'est l'adaptabilité qui est ressortie. Conscience et connaissance de l'impact de ces supports pour améliorer les prises en charge (accompagnement en ligne en plus d'un suivi thérapeutique en face à face), ouvrir des portes de dialogues (utilisation d'un "Serious Game"), analyse du quotidien face aux crises (utilisation d'une appli pour renseigner des informations communiquées en tant réel à votre psychiatre), créer du lien par la création de soutien en ligne notamment par les associations d'usagers. Internet est partout, le lien virtuel existe, le lien virtuel est un lien réel pour beaucoup d'entre nous. De plus en plus le lien devient également réel par des recontres, des échanges en face à face, des moments de joie partagés.

    Aujourd'hui professionels de santé, association d'usagers, famille et malades se mobilisent pour mettre à profit ces nouvelles technologies et leur place prépondérante dans notre vie pour offrir un soutien, un support, un accompagnement, une prise en charge de plus en plus personnalisée, de plus en plus fine et, indéniablement, de plus en plus efficace.

    Pour voire quelques photos c'est ici !

     

     

     

  • Enquêtes pour connaitre vos attentes

    Afin de me permettre de mieux cerner vos attentes, vos besoins, je réalise une enquête :

     

    Pour vous qui êtes atteints de TCA : https://fr.surveymonkey.com/s/CNDQS5J

    Pour vos proches : https://fr.surveymonkey.com/s/78KLMJ8

     

    Vous n'êtes pas concerné mais connaissez quelqu'un qui l'est? Partagez ce post !

  • Consultations sur Boulogne Billancourt

    Désormais, je peux également vous recevoir à Boulogne-Billancourt :

     

    135 Route de la Reine

    92100 Boulogne Billancourt.

     

    N'hésitez pas à me contacter pour tout renseignement ou prise de rendez-vous.

     

    A très bientôt

  • Les travaux avancent !

    Pour vous accueillir confortablement à partir du Samedi 5 Septembre je fais de beaux travaux dans mon cabinet ! Peinture fraiche et nettoyage en profondeur, mon cabinet sera tout frais, tout beau, presque tout neuf pour la rentrée ! A très vite !

  • Nouveau site Internet

    Bienvenu sur mon blog !

    Relié au site, il est pour l'instant en construction mais très vite viendront les premiers billets à votre attention.

    Je vous souhaite une excellente visite !

    A bientôt

  • Tout savoir sur les émotions

    Les émotions font partie de notre Humanité. Vouloir les controler, les gérer est une illusion : au contraire apprenons à les connaitre, les reconnaitre, chez les autres, chez nous, acceptons-les tout en nous en détachant. Je ne suis pas la colère, la peur, la joie, je ressens de la colère, de la peur, de la joie. Les émotions sont comme les nuages dans le ciel : elles passent, parfois elles se bousculent et tout nous semble sombre, lourd, menaçant. Pourtant derrière chaque nuage, chaque brouillard, se trouve un superbe ciel bleu calme, baigné de soleil.

    Pour tout savoir sur les émotions, ne ratez pas cette excellente vidéo d'un émission cultissime : "C'est pas Sorcier" !

  • Fleurs de Bach

    Depuis le 09 Février, je travaille également avec les Elixirs Floraux et notamment les Fleurs de Bach. Je peux vous recommander la prise de Fleurs correspondant aux difficultés exprimées en séance de Sophrologie ou vous conseiller sur une problématique particulière qui vous tient à coeur.

    Que sont les Fleurs de Bach / Elixirs Floraux ? : les elixirs floraux ont été mis au point par le Dr Edward Bach (1886-1935). Ce médecin, très proche de la nature, cherchait des remèdes à proposer au plus grand nombre. Lors de son travail de recherche il s'est aperçu que de nombreuses maladies pouvaient être soulagées en prenant en compte la personnalité de ses patients. Les elixirs floraux proposent ce travail sur les émotions et les traits de caractères.

    Vous avez du mal à faire un choix entre deux posibilités? Scletanthus peut vous aider à trancher avec justesse. Vous avez du mal à dire non ? Vous êtes très timide ? Vous portez en vous une colère importante qui explose à tout instant ? Vous êtes débordé(e) par les nombreuses taches à réaliser en une journée? Parmi les 38 fleurs découvertes par le Dr Bach, il y a celle qui vous conviendra au mieux pour vous aider.