Coralie Degradot - Sophrologue

communication

  • Le voyage dans le temps existe

    Nous portons en nous-même tous les âges de notre vie.


    Le voyage dans le temps existe : il se réalise à l’intérieur de nous.


    Quand j’écoute Queen, la voix de Freddy Mercury me ramène à mes 11 ans, l’hiver de mon année de 6e, où quasiment tous les soirs, j’écoutais quelques albums de ce groupe légendaire avec ma mère. 


    Je ressens les émotions de cette époque, le salon dans la lumière tamisé du soir, les volets en bois blancs fermés derrière les fenêtres à simple vitrage, l’odeur du radiateur en fonte, la chaleur de la pièce en dépit de la grande hauteur de plafond.
    J’entends même ma mère chanter (faux et dans un anglais qui n’existe pas mais que j’adore).


    Quand j’entends Queen, j’ai à nouveau 11 ans.


    Quand j’entends « Un homme pressé » de Noir Désir, je repense à mon petit copain de seconde.


    Quand j’entends Nirvana, je pense à mon amie Séverine, notre année de 1ere, nos fou-rires, nos délires d’adolescentes, je ressens les odeurs de la cantine, de certaines salles de cours, je ressens la fraicheur de l’automne en Lorraine et la purée de céleri de la cantine que j’étais la seule à aimer.


    Les Red-Hot et leur album « Californication" me ramènent à mon année de Terminale : les copains, les fous-rire (toujours avec Séverine d’ailleurs ;)), les cours de philos, la découverte de Freud, les cours d’Espagnol avec un prof atypique et d’Italien avec sa future ex-femme qui notait mal tout ceux qui suivaient les cours de son futur ex-mari (oui oui!!). 


    Nous avons de nombreux déclencheurs.

     

    Là, je te parle de musique, donc de l’ouie. Mais ça peut revenir avec n’importe quel sens.

     


    Notre histoire, nous la portons dans notre corps.

     


    Tout à l’heure, je me demandais : « mais si nous sommes aussi souvent ramenés à ce que nous avons vécu, qui est vraiment là et qui suis-je à certains moments de ma journée ?  Est-ce que je partage vraiment de nouvelles expériences avec quelqu’un ou je ne fais que rejouer, tournée sur moi-même des expériences qui n’existent plus? »


    Mon compagnon est musicien et nous avons des goûts en commun qui nous amènent a écouter de la musique ensemble. 


    C’est assez rare que nous écoutions ce groupe ensemble mais quand nous écoutons Queen ensemble, qui est vraiment là?


    J’ai mes ancrages, il a les siens. 


    Nous sommes tous deux traversés de souvenirs, si vivants qu’ils viennent stimuler quelque chose en nous. 


    Parfois nous les partageons, il me raconte ses aventures de métalleux. Je pourrais les entendre mille fois (j’ai d’ailleurs du les entendre au moins mille fois en trois ans lol) car dans ce moment ce n’est pas que mon compagnon d’aujourd’hui que j’ai face à moi mais une résurgence de cet homme plus jeune qu’il était à cet instant de sa vie.


    Parfois, nous sommes cote à cote sans un mot et la musique circule. 


    Mais qui est là en fait ?

    * Coralie à 36 ans ou Coralie à 11 ans?
    * Fabien à 39 ans ou à je ne sais quel âge?
    * Qui sommes-nous?
    * Où sommes-nous et avec qui ?


    Dans ces moments-là somme nous vraiment ensemble?

    Ou ce ne sont que deux voyageurs du temps perdus en eux-même qui revivent les sensations passées ? 


    Parfois cette revivance ne dure que quelques instants, elle me traverse et repart. Parfois elle s’installe plus longuement. 


    Parfois, je vais la chercher moi-même car je ressens le besoin de m’y connecter. De retoucher à ces instants qui m’ont nourrie. Nourrie de présence, de partage, de lien, d’amour, de connexion à l’autre, d’amitié, de joie, de légèreté.

     


    C’est notre corps qui est à l'origine de l’expérience de ces moments.

     

     

    Ce n’est pas notre tête qui nous ramène un souvenir. 


    C’est notre corps, qui en entrant en contact avec le déclencheur va se reconnecter aux sensations et notre tête ne va que nous redonner le contexte, l’image pour donner du sens à nos ressentis, créer du lien.


    Pour le meilleur souvent, et parfois pour le pire.


    Ces voyages intérieurs dans le temps peuvent nous mener vers de merveilleux moments...


    Parfois, nous ramener à des moments atroces de notre vie, des moments douloureux, dans lesquels nous avons ressenti de la détresse, de la peur, de la douleur, de la tristesse, de l’angoisse…

     


    Le processus est le même. 

     


    Dans ces moments douloureux que je vis aujourd’hui :


    * Qui est vraiment là ? 
    * Est-ce la Coralie de 36 ans ?
    * Une Coralie plus jeune qui revit les sensations d’une expérience plus ancienne et du coup n’a pas accès aux données et ressources de celle que je suis aujourd’hui ?


    * Quand je me dispute avec un proche, qui parle ?
    * Est-ce moi aujourd’hui ? Un autre moi?
    * Et pour la personne face à moi ?

     

    Vous savez, on le voit beaucoup dans les prises de bec de frères et soeurs adultes.


    Le moment où l’un(e) des deux va dire à l’autre « de toutes façons, toi tu as toujours eu tout ce que tu as voulu, tu as toujours été le/la préféré(e) »


    Qu’on ait 20,40 ou 80 ans, quand on entends ce type de propos, ce n’est plus la personne que nous connaissons qui est face à nous. Mais un/une enfant qui est trop blessé pour pouvoir utiliser les ressources de l’adulte.

     


    D’une certaine façon, ces voyages dans le temps seraient bien mieux s’ils restaient rares.

     


    Car quand je suis juste à revivre des sensations passées (agréables ou désagréables), je ne laisse pas la possibilité de me créer de nouvelles expériences qui deviendront mes nouvelles ressources.


    Si j’ai 11 ans quand j’écoute certains morceaux avec mon compagnon et que lui est à un âge différent, chacun à revivre le goût de notre passé, nous bloquons aussi la possibilité de créer de nouvelles expériences peut-être tout aussi agréables, et pourquoi pas, plus agréables encore que celles qui nous habitaient jusque là.


    De la même façon, nous limitons la possibilité d’expérimenter des sensations plus agréables, l’utilisation de ressources que nous possédons aujourd’hui pour créer des ancrages plus doux dans un contexte qui auparavant était un rappel de souffrances.


    Quelque part, n’est-il pas dommage de ne pas continuer à construire notre histoire ? 


    Non pas uniquement sur du nouveau mais sur une forme de mise à jour ?

     


    Et vous alors?

     


    * Avez-vous traversé différents âges de votre vie en lisant ce texte ?
    * Avez-vous pris conscience des moments durant lesquels vous n’êtes pas l’adulte que vous êtes aujourd’hui mais un/une de celui/celle que vous avez été à une époque ?


    Je vous invite dans les prochains jours, à observer vos voyages dans le temps intérieur.


    A prendre une pause quelques seconde pour vous demander :

     

    Là, à cet instant, qui est là ? 


    Rien que vous poser la question et observer va vous ramener vers celle/celui que vous êtes maintenant. 

    Et vous permettre ainsi, de profiter pleinement de votre vie d’aujourd’hui.


    Tout en ayant la possibilité de retourner, quand vous le désirez, vers les ancrages qui vous nourrissent, d’en créer d'autres….. 


    et d'avoir la possibilité d’engager un travail sur vous-même avec un professionnel pour vous libérer de ceux qui vous prennent en otage. 

  • Un exercice tout simple pour apprendre chaque jour à s’aimer d’avantage

    Nombreuses sont les raisons pour lesquelles nous rejetons ce que nous percevons de nous-même.

     

    Parfois, ce sont des parties de notre personnalité : « je déteste être sensible », « je suis trop nulle de ne pas réussir à dire non » etc…

     

    Parfois ce sont des parties de notre corps que nous rejetons avec force. Un nez « busqué » ou trop rond, des lèvres trop fines ou trop grosses, des joues trop pleines ou trop creuses…

     

    Souvent nous nous focalisons sur un point. Un point de notre personnalité ou de notre personne physique que nous n’aimons pas.

    Pourquoi nous ne l’aimons pas d’ailleurs ?

     

    Bien souvent parce que nous n’avons pas compris le rejet de certaines personnes à notre égard.

     

    Le rejet des copains de maternelle, de primaire, du collège, du lycée, de la fac ou autre.

    Le rejet de notre famille parce que « seul » membre « différent » du clan.

    Le rejet de nos amoureux et amoureuses.

     

    Face à ce manque de sens, nous nous sentons d'autant plus blessé(e).

     

    Nous avons besoin que ce que nous vivons ait un sens. Or, se sentir rejeté(e) par les copains d’école, par des membres de sa famille ou par une compagne ou un compagnon que nous aimons, n’a pas de sens.

     

    Alors dans sa grande générosité, pour nous protéger de la douleur de ne pas comprendre (celle qui fait parfois qu’on s’acharne à demander des explications à des personnes qui ne savent répondre que « je ne sais pas », voir pire « parce que c’est comme ça, si tu ne le sais pas je ne peux rien pour toi », voir pire du pire « parce que je ne t’aime plus, je te croyais différent(e) ») notre fantastique esprit nous propose une réponse.

     

    Une réponse, qui elle aura du sens.

     

    Je ne suis pas sarcastique quand je dis que notre esprit est généreux et fantastique. Je trouve toujours merveilleux de voir les constructions que nous mettons en place pour nous protéger de douleurs qui nous sont insupportables. Je respecte beaucoup nos fonctionnements inconscients pour ça.

     

    Toutefois ils ont leurs limites. Car installer une nouvelle souffrance pour se protéger d’une ancienne souffrance ce n’est pas tenable à long terme.

     

    Ca soulage un temps de se dire que si les copains, la famille et/ou les amoureux nous ont rejeté c’est parce qu’on a des tâches de rousseurs et que c’est moche. Que ça explique tout : personne ne veut être vu avec quelqu’un qui ressemble à « ça » (pas le clown hein, évitons les cauchemars pour ce soir ;)).

     

    Et pourtant… dans le vraie vie il n’y a rien qui n’explique le rejet des autres que ce qui leur appartient. D’ailleurs, nous aussi, nous le faisons à partir de ce qui nous appartient ;)

     

     

    Alors comment faire pour relâcher la pression ?

    Parce que c’est bien de lire ça mais après on en fait quoi ?

     

     

    Et bien dans cet article, je te propose un exercice tout simple à faire plusieurs fois par jour. Pas besoin de changer ton emploi du temps pour ça.

     

    Il te suffira d’y penser.

     

    Donc au début, emporté par le mouvement de la vie, tu vas surement le faire une fois par jour, pas plus.

     

    Et c’est déjà bien.

    Puis à force de le faire (car oui il faut répéter pour que ça marche :D) tu le feras plusieurs fois dans la journée.

     

    Tout ce qu’il te faut c’est :

     

    1. Ta mémoire
    2. Ta présence
    3. Apprendre une petite phrase

     

     

    Alors on récapitule ok ?

     

    A quoi sert cet exercice : à te permettre de développer un petit peu plus chaque jour de la bienveillance pour toi, puis de l’amour pour ce que tu es.

    Où le réaliser : partout. En fait dés que tu vois ton reflet quelque part (un miroir, certes, mais aussi, une vitrine, un dos de cuillère etc…).

     

    Que faire exactement : a chaque fois que tu croises ton reflet quelque part, le regarder et te dire « [prenom] (le tien on est d’accord), je suis prêt(e) à t’aimer ».

     

    Ca commence par le reflet.

     

    Puis l’idée plus globale derrière c’est de te le dire à chaque fois que quelque chose te gène avec toi-même.

    Par exemple : tu oublies d’aller chercher le pain ? Au lieu de te dire que tu es une truffe qui n’a pas de tête, dis toi plutôt que c’est ok comme ça et que tu es prêt(e) à t’aimer quand tu oublies le pain.

     

    Au début ça sonnera faux. On le sait tout(es) les deux. Mais on s’en fiche. Je suis sure que tu peux te le dire sans le penser. L’important c’est de le dire. Parce que plus tu vas le dire, plus ça va finir par relâcher quelque chose en toi. Et plus ça va devenir vrai.

     

    Et plus tu vas pouvoir entendre ceux qui te le disent aussi. Et les croire.

     

    Ce n’est qu’en s’ouvrant, à notre rythme, à la bienveillance envers soi que nous pourrons laisser de la place à la bienveillance des autres à notre égard.

     

     

    Tout part de Soi. Et j’espère que ce petit exercice te permettra de débuter un changement. Même s’il est tout simple.

  • Rencontre AFDAS-TCA le 12 Juin 2015

    Vendredi 12 Juin, j'ai eu le plaisir de participer toute la journée aux rencontres AFDAS-TCA & FNA-TCA, sur le thème des "Troubles du Comportement Alimentaire à l'heure du numérique"

     

    En effet, les nouveaux supports que nous utilisons, les nouvelles rencontres que nous pouvons faire, l'accès à une foule d'informations en permanence, impliquent une nouvelle dynamique dans le vécu et dans le suivi des troubles alimentaires. Du meilleur (soutien entre malades qui veulent s'en sortir, présence positive des associations d'usagers, briser le cercle infernal qui nous amène à nous couper des autres) au pire (entretien, voir challenge entre malades, rencontre avec des personnes malveillantes, diffusion d'images que nous n'aurions pas aimé voir publiées sur les réseaux sociaux), tout est possible, tout existe.

    Lors de ces rencontres, c'est l'adaptabilité qui est ressortie. Conscience et connaissance de l'impact de ces supports pour améliorer les prises en charge (accompagnement en ligne en plus d'un suivi thérapeutique en face à face), ouvrir des portes de dialogues (utilisation d'un "Serious Game"), analyse du quotidien face aux crises (utilisation d'une appli pour renseigner des informations communiquées en tant réel à votre psychiatre), créer du lien par la création de soutien en ligne notamment par les associations d'usagers. Internet est partout, le lien virtuel existe, le lien virtuel est un lien réel pour beaucoup d'entre nous. De plus en plus le lien devient également réel par des recontres, des échanges en face à face, des moments de joie partagés.

    Aujourd'hui professionels de santé, association d'usagers, famille et malades se mobilisent pour mettre à profit ces nouvelles technologies et leur place prépondérante dans notre vie pour offrir un soutien, un support, un accompagnement, une prise en charge de plus en plus personnalisée, de plus en plus fine et, indéniablement, de plus en plus efficace.

    Pour voire quelques photos c'est ici !

     

     

     

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    A très bientôt

  • Les travaux avancent !

    Pour vous accueillir confortablement à partir du Samedi 5 Septembre je fais de beaux travaux dans mon cabinet ! Peinture fraiche et nettoyage en profondeur, mon cabinet sera tout frais, tout beau, presque tout neuf pour la rentrée ! A très vite !