Coralie Degradot - Sophrologue

Hyperphagie

  • Alimentation émotionnelle : toujours négative ?

    L’hiver, le froid, les jours plus courts arrivent et dans à peine quelques semaines.. les fêtes de fin d’année.

    Fêtes traditionnellement gourmandes en France et dans de nombreux autres pays occidentaux pour celles et ceux qui les fêtent.

    Débarquent dés la mi-octobre (c’est d’ailleurs un sacré foutage de tête mais c’est un autre sujet lol):
    - les menus de noël
    - la course à la dinde/chapon/cailles/saumon/truite
    - au foie-gras/escargot (surgelés sinon ils seront faisandés lol)
    - aux buches et autres desserts
    - au champagne/crémant/prosecco/vins/bières de noël

     

    Le jour J ce sera farandole de gourmandises tant sucrées que salées et les réunions familiales débuteront.

    Je parle souvent de l’impact des fêtes pour les personnes qui souffrent de troubles alimentaires.
    Je parle souvent de l’alimentation émotionnelle dans des contextes familiaux lourds.


    Mais aujourd’hui je souhaite te parler d’autre chose.

     

    Il y a quelques temps, j’ai rencontré un monsieur qui m’a dit « ah mais moi mon problème ce n’est pas d’avoir un rapport douloureux à l’alimentation mais un rapport amoureux à l’alimentation! »

     

    Un rapport amoureux, ça m’a fait sourire.

     

    Car ce qu’il m’a décrit ressemble à l’amour passionnel : celui qui fait mal et qui à un moment va prendre fin sans quoi on se brule les ailes.

     

    Et il le sait très bien puisqu’il souffre des conséquences physiologiques de cette relation passionnée.

     

    Pourtant tu vois, le mot « douloureux », ne lui a pas parlé.

     

    Pour lui, manger c’est convivial, ce sont de bons moments passés en famille ou entre amis autour d’un défilé alimentaire agrémenté de bons vins.
    C’est savourer la délicatesse d’un dessert, l’onctuosité d’un fromage, la finesse de petits légumes bien cuisinés.

     

    « L’alimentation émotionnelle c’est quand on mange pour étouffer ses émotions négatives » a-t-il-conclu.

     

    Et bien à vrai dire... non

     

    L’alimentation émotionnelle c’est l’alimentation qui nous permet de palier le stress, l’angoisse provoqués par la présence d’émotions.
    Quelle qu’elle soit.

     

    Il n’y a pas d’émotions négatives ou positives.
    Il y a des émotions qui nous traversent suite à certaines stimulations.

     

    Il est assez intéressant de voir le regard biaisé que la société porte sur la « convivialité ».

     

    Boire avec des collègues et des amis jusqu’à l’ivresse c’est convivial.
    Boire seul jusqu’à l’ivresse seul c’est de l’alcoolisme.

     

    Manger de trop, beaucoup trop, avec des collègues et des amis jusqu’à en avoir mal au ventre c’est convivial.
    Manger de trop, beaucoup trop, seul c’est de l’alimentation émotionnelle.

     

    Il y a aurait donc deux types de souffrances ?

     

    La souffrance conviviale, facile à nier et en même temps à vivre ensemble.
    Et la souffrance individuelle, honteuse.

    Et bien non.


    Si j’ai besoin de mes verres de vin/bière/whisky etc... tous les jours sans quoi je ne peux pas tenir et que pour ça j’ai intégré une « bande de potes » qui me fait rigoler pour justifier mon besoin, je reste une personne en souffrance qui met en place une stratégie pour ne plus avoir mal un temps.

     

    Pareil avec la nourriture.

     

    Attention, à ces messages que nous donne la société pour justifier l’entretien de nos peines.

     

    Vous pensez que vous avez une alimentation émotionnelle « joyeuse » ?

     

    Je vous invite à vous imaginer un truc improbable.

     

    Mais c’est pas grave, essayez lol

     

    Imaginez que du jour au lendemain, il n’est plus possible d’organiser de repas ou de soirée débordante de nourriture ou d’alcool.
     

    Les amis avec lesquels vous partagez ces moments : auriez-vous envie de les retrouver dans un cadre plus simple ?
     

    Sans l’excitation du sucre, du gras, de l’alcool et du contexte, auriez vous envie de vous retrouver autour d’un piquenique tout simple à base de crudités et d’eau pétillante ?

     

    Comment feriez-vous pour passer des moments aussi agréables sans ces déclencheurs?

     

    Comment vous sentiriez-vous si vous deviez vivre coupé(e) du monde pendant quelques mois ?

     

    Votre alimentation changerait-elle ?

     

    Car dans le fond cette alimentation émotionnelle « joyeuse » elle vient nourrir un besoin bien plus profond.

     

    Ce peut-être un besoin de connexion à l’autre, de partage, de reconnaissance...

     

    Insuffisamment nourri par ailleurs. si nos expériences nous montrent que c’est seulement dans le contexte de la fête que nous le trouverons... le plus sur chemin d’être satisfait c’est de devenir un fetard/fétarde ;)

     

    Alors à l’occasion des fêtes, si vous êtes concerné(e) par l’alimentation émotionnelle, je vous invite à observer ce que vous vivez intérieurement.

     

    Et si vous faisiez une expérience? Posez-juste l’intention de vivre l’expérience de ce qui est nourri en vous dans ces moments et qui est symbolisé par l’alimentation et/ou l’alcool.

     

    Si ça ne dure que quelques minutes pas de soucis : vous aurez déjà vécu une expérience différente en prenant la décisiond’observer ;)

     

    Si vous vivez avec l’alimentation émotionnelle, quelque soit sa forme, je peux vous accompagner sur votre chemin d’identification de vos besoins et ressources pour que les repas, fêtes et autres réunions de famille soient des expériences agréables (ou pas, on n’est jamais à l’abri d’un relou lol) dans la juste présence à soi et aux autres. Vous pouvez réserver un échange téléphonique gratuit de 20 minutes ici : bit.ly/2PkoCoT

  • Un exercice tout simple pour apprendre chaque jour à s’aimer d’avantage

    Nombreuses sont les raisons pour lesquelles nous rejetons ce que nous percevons de nous-même.

     

    Parfois, ce sont des parties de notre personnalité : « je déteste être sensible », « je suis trop nulle de ne pas réussir à dire non » etc…

     

    Parfois ce sont des parties de notre corps que nous rejetons avec force. Un nez « busqué » ou trop rond, des lèvres trop fines ou trop grosses, des joues trop pleines ou trop creuses…

     

    Souvent nous nous focalisons sur un point. Un point de notre personnalité ou de notre personne physique que nous n’aimons pas.

    Pourquoi nous ne l’aimons pas d’ailleurs ?

     

    Bien souvent parce que nous n’avons pas compris le rejet de certaines personnes à notre égard.

     

    Le rejet des copains de maternelle, de primaire, du collège, du lycée, de la fac ou autre.

    Le rejet de notre famille parce que « seul » membre « différent » du clan.

    Le rejet de nos amoureux et amoureuses.

     

    Face à ce manque de sens, nous nous sentons d'autant plus blessé(e).

     

    Nous avons besoin que ce que nous vivons ait un sens. Or, se sentir rejeté(e) par les copains d’école, par des membres de sa famille ou par une compagne ou un compagnon que nous aimons, n’a pas de sens.

     

    Alors dans sa grande générosité, pour nous protéger de la douleur de ne pas comprendre (celle qui fait parfois qu’on s’acharne à demander des explications à des personnes qui ne savent répondre que « je ne sais pas », voir pire « parce que c’est comme ça, si tu ne le sais pas je ne peux rien pour toi », voir pire du pire « parce que je ne t’aime plus, je te croyais différent(e) ») notre fantastique esprit nous propose une réponse.

     

    Une réponse, qui elle aura du sens.

     

    Je ne suis pas sarcastique quand je dis que notre esprit est généreux et fantastique. Je trouve toujours merveilleux de voir les constructions que nous mettons en place pour nous protéger de douleurs qui nous sont insupportables. Je respecte beaucoup nos fonctionnements inconscients pour ça.

     

    Toutefois ils ont leurs limites. Car installer une nouvelle souffrance pour se protéger d’une ancienne souffrance ce n’est pas tenable à long terme.

     

    Ca soulage un temps de se dire que si les copains, la famille et/ou les amoureux nous ont rejeté c’est parce qu’on a des tâches de rousseurs et que c’est moche. Que ça explique tout : personne ne veut être vu avec quelqu’un qui ressemble à « ça » (pas le clown hein, évitons les cauchemars pour ce soir ;)).

     

    Et pourtant… dans le vraie vie il n’y a rien qui n’explique le rejet des autres que ce qui leur appartient. D’ailleurs, nous aussi, nous le faisons à partir de ce qui nous appartient ;)

     

     

    Alors comment faire pour relâcher la pression ?

    Parce que c’est bien de lire ça mais après on en fait quoi ?

     

     

    Et bien dans cet article, je te propose un exercice tout simple à faire plusieurs fois par jour. Pas besoin de changer ton emploi du temps pour ça.

     

    Il te suffira d’y penser.

     

    Donc au début, emporté par le mouvement de la vie, tu vas surement le faire une fois par jour, pas plus.

     

    Et c’est déjà bien.

    Puis à force de le faire (car oui il faut répéter pour que ça marche :D) tu le feras plusieurs fois dans la journée.

     

    Tout ce qu’il te faut c’est :

     

    1. Ta mémoire
    2. Ta présence
    3. Apprendre une petite phrase

     

     

    Alors on récapitule ok ?

     

    A quoi sert cet exercice : à te permettre de développer un petit peu plus chaque jour de la bienveillance pour toi, puis de l’amour pour ce que tu es.

    Où le réaliser : partout. En fait dés que tu vois ton reflet quelque part (un miroir, certes, mais aussi, une vitrine, un dos de cuillère etc…).

     

    Que faire exactement : a chaque fois que tu croises ton reflet quelque part, le regarder et te dire « [prenom] (le tien on est d’accord), je suis prêt(e) à t’aimer ».

     

    Ca commence par le reflet.

     

    Puis l’idée plus globale derrière c’est de te le dire à chaque fois que quelque chose te gène avec toi-même.

    Par exemple : tu oublies d’aller chercher le pain ? Au lieu de te dire que tu es une truffe qui n’a pas de tête, dis toi plutôt que c’est ok comme ça et que tu es prêt(e) à t’aimer quand tu oublies le pain.

     

    Au début ça sonnera faux. On le sait tout(es) les deux. Mais on s’en fiche. Je suis sure que tu peux te le dire sans le penser. L’important c’est de le dire. Parce que plus tu vas le dire, plus ça va finir par relâcher quelque chose en toi. Et plus ça va devenir vrai.

     

    Et plus tu vas pouvoir entendre ceux qui te le disent aussi. Et les croire.

     

    Ce n’est qu’en s’ouvrant, à notre rythme, à la bienveillance envers soi que nous pourrons laisser de la place à la bienveillance des autres à notre égard.

     

     

    Tout part de Soi. Et j’espère que ce petit exercice te permettra de débuter un changement. Même s’il est tout simple.

  • Ma plus grosse peur s'est apaisée

    Cette semaine je suis allée chez le dentiste.

    Super pour toi Coralie ! lol

    Et bien oui c’est super. Et pas pour une petite raison en plus !

    C’est super parce que le dentiste c’est une de mes grosses phobies.

    Enfin, je peux à présent dire « était » une de mes plus grosses phobies.

    Il y a 19 ans, j’étais une jeune lycéenne qui a eu besoin de se faire ôter les dents de sagesse. Vue que je suis naturellement très sage, pas besoin de dents de sagesse (mais si c’est crédible ce que je dis là lol).

    Par contre… pas de chance : je suis tombée chez un monsieur qui s’est trompé de plaque professionnelle. Il y avait écrit « chirurgien dentiste » mais à la place il aurait pu mettre « boucher ».

    Ce sont des longues heures de calvaire que je ne te décrirais pas ici que j’ai passées dans ce cabinet. Plus d’un mois à m’en remettre physiquement… et pendant des années régulièrement, j’entendais dans mes rêves le bruit de la mâchoire qu’il m’a brisée.

    Tu l’imagines, l’idée d’aller chez le dentiste après ça ne m’emballait pas des masses. J’étais terrorisée. Une semaine avant j’avais mal au ventre, des nausées, des nœuds d’estomac et incapable de manger.

    J’ai beaucoup déménagé donc à chaque fois… nouveau dentiste ! yeah rock n’ roll !!

    Parce que même si j’avais peur, j’y allais tous les ans. Encore plus flippant que d’aller faire une visite de contrôle : ne pas y aller, avoir des soins à faire et revivre un pareil calvaire.

    A chaque fois que j’arrivais chez un nouveau dentiste je lui racontais mon expérience avec ce monsieur. Je te laisse imaginer la scène : tu es dentiste et tu reçois une jeune femme pâle comme un linge, qui commence à te raconter une scène d’horreur en ayant de moins en moins de voix, qui n’ose même pas te regarder, et qui finit par pleurer, trembler et faire une crise d’angoisse une fois installée sur le fauteuil de soin.

    Franchement ça a été un moyen de sélectionner mes dentistes ;) Certains ont, pour une raison que j’ignore, très mal vécu ce partage et m’ont fait super mal derrière.

    Et une a été fantastique : elle a pris le temps de m’écouter. Elle s’est sincèrement mise en empathie avec moi. Elle m’a expliqué tout ce qu’il avait fait. Comment il aurait du mieux faire. Elle a reconnu mon trauma, elle a reconnu la violence, elle m’a montré sur une radio que ma mâchoire allait mieux, elle a reconnu les séquelles que j’ai et m’a expliqué de façon très pragmatique pourquoi je les ai. Et derrière, elle a pris le temps de me laisser me poser sur le fauteuil doucement. 

    Cette dame je ne la remercierai jamais assez.

    Tu le sais peut-être mais ça fait un an que je suis dans le Gers… donc nouveau dentiste lol Je stressais et je me suis décidée à prendre un rendez-vous.

    J’avais donc rendez-vous ce jeudi. Pour une fois je n’étais pas malade une semaine avant. J’avais la tête trop occupée ;)

    Et puis mercredi, paf : les images de ce cabinet me revenaient avec les odeurs, les sons (les deux sens les plus sensibles chez moi). J’ai pris le temps : je me suis mise en empathie avec moi-même. J’ai pour la première fois accueillie cette Coralie traumatisée, en pleurs, qui a passé des heures à hurler (au point de faire fuir les gens qui venaient prendre rendez-vous lol) et qui ne pouvait plus parler en sortant de « l’opération ».

    Je l’ai rassurée, je l’ai consolée.

    Et je me suis dit « ok, bon maintenant tu fais quoi ? tu revis tous les ans le même trauma ou tu le laisses derrière ? As-tu toujours besoin d’être reconnue comme ayant été violentée ? As-tu besoin de cette partie de toi souffrante, flippée ? Est-ce que tu peux être une autre personne pour ce nouveau dentiste ? »

    Et bien oui je le peux. Je le peux parce que je n’ai plus 15 ans. Que c’était une expérience vécue il y a 19 ans. Que le prochain dentiste qui essaye de m’attacher à son fauteuil je le défoncerai directe. Parce que je suis adulte maintenant. Parce que j’ai reconnu et accueilli cette partie de moi qui était traumatisée.

    Et en même temps, se posait la question : qui suis-je quand je ne suis pas Coralie-traumatisée-par-un-boucher-digne-d’un-film-d’horreur ?

    Pendant 19 ans je me suis construite avec ce trauma  (« oui mais tu comprends mon expérience ceci cela alors patati patata »). Que reste-t-il quand cette partie de moi est apaisée ?

    Je te le donne en mille ;) Il reste Moi ! Il reste toutes ces parties de moi qui n’ont pas vécues le trauma et qui s’en foutent ;)

    Parce que j’ai donné la parole à cette unique partie de moi qui avait super peur du dentiste, parce que je l’ai accueillie en moi-même, j’ai pu choisir une nouvelle stratégie.

    Un truc de ouf malade : je suis allée chez cette dentiste avec le sourire, je me suis assise d’un air décidé sur le fauteuil, focalisé sur ma respiration quand le fauteuil descendait pour m’allonger et pendant le soin j’ai fermé les yeux et respiré. En étant juste là ici et maintenant, j’ai eu moins mal (bon les ultrasons sur des dents hypersensibles c’est désagréable par endroit mais rien à voir avec ce que je vivais avant).

    Parce que le filtre de la jeune ado que j’étais ne s’est pas posé sur mes yeux, j’ai juste vécu une expérience de 20 minutes avec une jeune femme douce au chaud accent espagnol qui chantonnait en travaillant.

    Je suis sortie avec une légèreté incroyable.

    C.G Jung nous le dit « je ne suis pas ce qui m’est arrivé ».

    C’est pareil pour toi. Tu n’es pas que cette partie de toi qui a des difficultés avec l’alimentation pour X ou Y raisons. Tu es tellement plus !

    Tu mérites de ne plus porter cette couche de plomb. Celle qui fait que tu t’auto-sabotes quand tu essayes « de te reprendre en main », celle qui fait que tu n’arrives plus à avaler quoi que ce soit, celle qui fait que tu manges sans ressentir, l’estomac noué… celle qui fait que le seul moyen de l’apaiser est de consommer des produits sucrés…

    C’est un grand travail qui peut prendre du temps car parfois l’identification à un traumatisme, à un état, est tel qu’il semble être un élément pilier de la construction de l’Etre. Or, ce n’est pas le cas. Les piliers de l’Etre ne sont pas dans les traumas ni dans les conditionnements. Les piliers de l’Etre sont bien plus subtils.

    C’est en permettant à cette partie brisée, souffrante, de s’exprimer (donc de « prendre le contrôle »  un instant), de ressentir pleinement tout ce qu’elle porte en terme d’émotions, qu’il est possible de s’en détacher.

    C’est aussi un processus de deuil : le deuil de celle/celui que je croyais être pour n’être « plus que moi ».

    Un chemin qui permet de grandir, de remercier l’expérience, de continuer sa route sans cette couche souffrante qui arrive comme un pop-up sur certains sites internet alors que tu n’as rien demandé.

    Cette étape elle se trouve dans mes accompagnements individuels. On ne se libère pas d’une difficulté alimentaire juste en changeant son alimentation. Juste en « se contrôlant », juste en faisant du sport, juste en comptant les calories.

     

    Tu peux te libérer de ta/tes difficulté(s) alimentaire(s) en faisant ce travail d’écoute et reconnaissance de tes parts souffrantes.

     

    Si tu souhaites que nous prenions le temps de faire un bilan ensemble sur tes difficultés alimentaires, je te propose de prendre un rendez-vous de 30 minutes par Skype. Il est gratuit et sans aucun engagement. Pour ce faire envoies moi simplement un mail et nous verrons ensemble comment nous organiser.

     

    A très vite pour un prochain article ou une prochaine vidéo :D

     

     

  • TCA c'est plus fort que toi ?

    Pouvons-nous sortir des TCA? Je pense que oui.

     

    Devenons-nous “comme tout le monde” ensuite?

    Comment se passe le retour à la vie “normale” ?

     

    Je pense que nous n’experimentons pas les TCA par hasard.

     

    Ce n’est pas un choix, c’est notre réponse à un stress, une peur, un besoin de nous adapter pour survivre à un évènement, un environnement qui nous empoisonne.

     

    Si vous êtes en plein dedans, vous voulez vous en sortir. Vous en avez marre de tout ça. Marre de souffrir, marre de focaliser sur la nourriture alors que vous savez que ce n’est pas le probleme, marre de vomir, marre de manger, marre d’être en mouvement permanent. Marre de vous voir faire et de ne pas pouvoir vous arrêter de vous détruire.

     

    Vous rêvez à l’après. Vour rêvez de ce moment où vous pourrez dire “tout ceci est derrière moi”.

     

    Ce moment est plus près que vous ne le pensez.

     

    Pour l’atteindre, la réponse est de vous connaitre et de vous aimer. Facile à dire, un peu moins simple à faire.

     

    C’est à vrai dire un chemin à arpenter toute sa vie. C’est aussi le cas pour ceux qui n’ont pas de TCA ;)

     

    Dernièrement, j’ai vécu de nombreux changements dans ma vie. Bien que positifs ils m’ont chamboulée.

     

    Toute “guérie” que je sois (je n’aime pas la guérison qui implique la maladie, or je n’ai jamais été malade) à un moment m’est venue la pensée suivante : “va falloir reprendre le contrôle ma petite!”

     

    Plus d’une fois cette injonction s’est présentée. Les premières fois j’ai fait comme si je ne l’entendais pas.

    Vous savez quoi? C’est pas la meilleure idée : elle revient.

     

    Donc je l’ai regardée cette petite injonction. Je lui ai parlé. Et un dialogue s’est installé.

     

    J’ai alors compris que cette injonction de “reprendre le contrôle” n’était pas le vrai message.

     

    Le vrai message est qu’une partie de moi a peur. Peur de disparaitre, peur de s’éteindre. Parce que si je n’ai jamais disparu physiquement, je me suis souvent éteinte.

     

    Je me suis alors demandée “de quoi ai-je besoin pour me sentir vivre?”

     

    La réponse à une époque aurait été tournée vers l’extérieur : attendre des autres qu’ils m’aident, me confirment que j’existe, meme si je devais m’éteindre pour qu’ils me considèrent.

     

    Hier, la réponse m’est venue non pas de ma tête qui est plutôt dans le registre du jugement et de la fausse bonne idée mais de mon Coeur. Ce que m’a dit mon Coeur hier c’est “j’ai besoin de moi, j’ai besoin d’être moi, pleinement et de m’aimer”.

     

    Du coup j’ai pris du temps pour moi, pour me retrouver et revenir en moi-même.

     

    C’est ce que je vous propose de faire aussi quand vous avez des injonctions qui se présentent. Des exigeances d’une partie de vous blessée qui se sent regardée et exister quand vous vous faites mal.

     

    1. Entendez-là
    2. Regardez-la vraiment
    3. Demandez-lui quelle peur il y a derrière cette injonction
    4. Demandez-lui quel est le besoin qui n’est pas satisfait
    5. Rassurez-là
    6. Agissez de façon a répondre au besoin

     

    Pas besoin de grandes actions, juste agir dans le sens de ce qui est vraiment bon pour vous. Pour celui ou celle que vous êtes en Vrai.

     

    Ce n’est pas toujours facile de savoir identifier ses besoins.

     

    Cet exercice est très puissant. Au début vous pouvez avoir besoin de quelqu’un pour vous aider.

     

    Je suis là pour ça si vous le souhaitez :)

     

     

  • De l'Ombre à la Lumière

    Je vous invite à découvrir un nouvel article proposant une réflexion sur le lien entre les Troubles Alimentaires et nos parts d'Ombre et de Lumière.

    de-l-ombre-a-la-lumie-re-blog-2.pdf

     

     

     

  • Rencontre AFDAS-TCA le 12 Juin 2015

    Vendredi 12 Juin, j'ai eu le plaisir de participer toute la journée aux rencontres AFDAS-TCA & FNA-TCA, sur le thème des "Troubles du Comportement Alimentaire à l'heure du numérique"

     

    En effet, les nouveaux supports que nous utilisons, les nouvelles rencontres que nous pouvons faire, l'accès à une foule d'informations en permanence, impliquent une nouvelle dynamique dans le vécu et dans le suivi des troubles alimentaires. Du meilleur (soutien entre malades qui veulent s'en sortir, présence positive des associations d'usagers, briser le cercle infernal qui nous amène à nous couper des autres) au pire (entretien, voir challenge entre malades, rencontre avec des personnes malveillantes, diffusion d'images que nous n'aurions pas aimé voir publiées sur les réseaux sociaux), tout est possible, tout existe.

    Lors de ces rencontres, c'est l'adaptabilité qui est ressortie. Conscience et connaissance de l'impact de ces supports pour améliorer les prises en charge (accompagnement en ligne en plus d'un suivi thérapeutique en face à face), ouvrir des portes de dialogues (utilisation d'un "Serious Game"), analyse du quotidien face aux crises (utilisation d'une appli pour renseigner des informations communiquées en tant réel à votre psychiatre), créer du lien par la création de soutien en ligne notamment par les associations d'usagers. Internet est partout, le lien virtuel existe, le lien virtuel est un lien réel pour beaucoup d'entre nous. De plus en plus le lien devient également réel par des recontres, des échanges en face à face, des moments de joie partagés.

    Aujourd'hui professionels de santé, association d'usagers, famille et malades se mobilisent pour mettre à profit ces nouvelles technologies et leur place prépondérante dans notre vie pour offrir un soutien, un support, un accompagnement, une prise en charge de plus en plus personnalisée, de plus en plus fine et, indéniablement, de plus en plus efficace.

    Pour voire quelques photos c'est ici !

     

     

     

  • Enquêtes pour connaitre vos attentes

    Afin de me permettre de mieux cerner vos attentes, vos besoins, je réalise une enquête :

     

    Pour vous qui êtes atteints de TCA : https://fr.surveymonkey.com/s/CNDQS5J

    Pour vos proches : https://fr.surveymonkey.com/s/78KLMJ8

     

    Vous n'êtes pas concerné mais connaissez quelqu'un qui l'est? Partagez ce post !

  • Sophrologie & Troubles du Comportement Alimentaire

    Fin Janvier j'ai eu le grand plaisir de rencontrer Isabelle Podetti, chargée de communication de l'association Enfine,  pour échanger avec elle sur l'apport de la Sophrologie dans l'accompagnement des patients souffrants de Troubles du Comportement Alimentaire.  A l'issue de notre rencontre, elle a rédigé et publié un article sur le site internet de l'association.

    Cliquez ici pour lire l'article : http://coralieweber-sophrologue.e-monsite.com/medias/files/sophro-tca-enfine-fevrier-2015.pdf

    Pour connaitre l'association : retrouvez le lien vers son site dans la page "Partenaires".