Coralie Degradot - Sophrologue

image de soi

  • Le voyage dans le temps existe

    Nous portons en nous-même tous les âges de notre vie.


    Le voyage dans le temps existe : il se réalise à l’intérieur de nous.


    Quand j’écoute Queen, la voix de Freddy Mercury me ramène à mes 11 ans, l’hiver de mon année de 6e, où quasiment tous les soirs, j’écoutais quelques albums de ce groupe légendaire avec ma mère. 


    Je ressens les émotions de cette époque, le salon dans la lumière tamisé du soir, les volets en bois blancs fermés derrière les fenêtres à simple vitrage, l’odeur du radiateur en fonte, la chaleur de la pièce en dépit de la grande hauteur de plafond.
    J’entends même ma mère chanter (faux et dans un anglais qui n’existe pas mais que j’adore).


    Quand j’entends Queen, j’ai à nouveau 11 ans.


    Quand j’entends « Un homme pressé » de Noir Désir, je repense à mon petit copain de seconde.


    Quand j’entends Nirvana, je pense à mon amie Séverine, notre année de 1ere, nos fou-rires, nos délires d’adolescentes, je ressens les odeurs de la cantine, de certaines salles de cours, je ressens la fraicheur de l’automne en Lorraine et la purée de céleri de la cantine que j’étais la seule à aimer.


    Les Red-Hot et leur album « Californication" me ramènent à mon année de Terminale : les copains, les fous-rire (toujours avec Séverine d’ailleurs ;)), les cours de philos, la découverte de Freud, les cours d’Espagnol avec un prof atypique et d’Italien avec sa future ex-femme qui notait mal tout ceux qui suivaient les cours de son futur ex-mari (oui oui!!). 


    Nous avons de nombreux déclencheurs.

     

    Là, je te parle de musique, donc de l’ouie. Mais ça peut revenir avec n’importe quel sens.

     


    Notre histoire, nous la portons dans notre corps.

     


    Tout à l’heure, je me demandais : « mais si nous sommes aussi souvent ramenés à ce que nous avons vécu, qui est vraiment là et qui suis-je à certains moments de ma journée ?  Est-ce que je partage vraiment de nouvelles expériences avec quelqu’un ou je ne fais que rejouer, tournée sur moi-même des expériences qui n’existent plus? »


    Mon compagnon est musicien et nous avons des goûts en commun qui nous amènent a écouter de la musique ensemble. 


    C’est assez rare que nous écoutions ce groupe ensemble mais quand nous écoutons Queen ensemble, qui est vraiment là?


    J’ai mes ancrages, il a les siens. 


    Nous sommes tous deux traversés de souvenirs, si vivants qu’ils viennent stimuler quelque chose en nous. 


    Parfois nous les partageons, il me raconte ses aventures de métalleux. Je pourrais les entendre mille fois (j’ai d’ailleurs du les entendre au moins mille fois en trois ans lol) car dans ce moment ce n’est pas que mon compagnon d’aujourd’hui que j’ai face à moi mais une résurgence de cet homme plus jeune qu’il était à cet instant de sa vie.


    Parfois, nous sommes cote à cote sans un mot et la musique circule. 


    Mais qui est là en fait ?

    * Coralie à 36 ans ou Coralie à 11 ans?
    * Fabien à 39 ans ou à je ne sais quel âge?
    * Qui sommes-nous?
    * Où sommes-nous et avec qui ?


    Dans ces moments-là somme nous vraiment ensemble?

    Ou ce ne sont que deux voyageurs du temps perdus en eux-même qui revivent les sensations passées ? 


    Parfois cette revivance ne dure que quelques instants, elle me traverse et repart. Parfois elle s’installe plus longuement. 


    Parfois, je vais la chercher moi-même car je ressens le besoin de m’y connecter. De retoucher à ces instants qui m’ont nourrie. Nourrie de présence, de partage, de lien, d’amour, de connexion à l’autre, d’amitié, de joie, de légèreté.

     


    C’est notre corps qui est à l'origine de l’expérience de ces moments.

     

     

    Ce n’est pas notre tête qui nous ramène un souvenir. 


    C’est notre corps, qui en entrant en contact avec le déclencheur va se reconnecter aux sensations et notre tête ne va que nous redonner le contexte, l’image pour donner du sens à nos ressentis, créer du lien.


    Pour le meilleur souvent, et parfois pour le pire.


    Ces voyages intérieurs dans le temps peuvent nous mener vers de merveilleux moments...


    Parfois, nous ramener à des moments atroces de notre vie, des moments douloureux, dans lesquels nous avons ressenti de la détresse, de la peur, de la douleur, de la tristesse, de l’angoisse…

     


    Le processus est le même. 

     


    Dans ces moments douloureux que je vis aujourd’hui :


    * Qui est vraiment là ? 
    * Est-ce la Coralie de 36 ans ?
    * Une Coralie plus jeune qui revit les sensations d’une expérience plus ancienne et du coup n’a pas accès aux données et ressources de celle que je suis aujourd’hui ?


    * Quand je me dispute avec un proche, qui parle ?
    * Est-ce moi aujourd’hui ? Un autre moi?
    * Et pour la personne face à moi ?

     

    Vous savez, on le voit beaucoup dans les prises de bec de frères et soeurs adultes.


    Le moment où l’un(e) des deux va dire à l’autre « de toutes façons, toi tu as toujours eu tout ce que tu as voulu, tu as toujours été le/la préféré(e) »


    Qu’on ait 20,40 ou 80 ans, quand on entends ce type de propos, ce n’est plus la personne que nous connaissons qui est face à nous. Mais un/une enfant qui est trop blessé pour pouvoir utiliser les ressources de l’adulte.

     


    D’une certaine façon, ces voyages dans le temps seraient bien mieux s’ils restaient rares.

     


    Car quand je suis juste à revivre des sensations passées (agréables ou désagréables), je ne laisse pas la possibilité de me créer de nouvelles expériences qui deviendront mes nouvelles ressources.


    Si j’ai 11 ans quand j’écoute certains morceaux avec mon compagnon et que lui est à un âge différent, chacun à revivre le goût de notre passé, nous bloquons aussi la possibilité de créer de nouvelles expériences peut-être tout aussi agréables, et pourquoi pas, plus agréables encore que celles qui nous habitaient jusque là.


    De la même façon, nous limitons la possibilité d’expérimenter des sensations plus agréables, l’utilisation de ressources que nous possédons aujourd’hui pour créer des ancrages plus doux dans un contexte qui auparavant était un rappel de souffrances.


    Quelque part, n’est-il pas dommage de ne pas continuer à construire notre histoire ? 


    Non pas uniquement sur du nouveau mais sur une forme de mise à jour ?

     


    Et vous alors?

     


    * Avez-vous traversé différents âges de votre vie en lisant ce texte ?
    * Avez-vous pris conscience des moments durant lesquels vous n’êtes pas l’adulte que vous êtes aujourd’hui mais un/une de celui/celle que vous avez été à une époque ?


    Je vous invite dans les prochains jours, à observer vos voyages dans le temps intérieur.


    A prendre une pause quelques seconde pour vous demander :

     

    Là, à cet instant, qui est là ? 


    Rien que vous poser la question et observer va vous ramener vers celle/celui que vous êtes maintenant. 

    Et vous permettre ainsi, de profiter pleinement de votre vie d’aujourd’hui.


    Tout en ayant la possibilité de retourner, quand vous le désirez, vers les ancrages qui vous nourrissent, d’en créer d'autres….. 


    et d'avoir la possibilité d’engager un travail sur vous-même avec un professionnel pour vous libérer de ceux qui vous prennent en otage. 

  • Un nouveau regard sur l'alimentation émotionnelle

    L’alimentation émotionnelle concerne un grand nombre de personnes.

     

    • Qu’est ce que l’alimentation émotionnelle ?
    • Pourquoi existe-t-elle ?
    • Quand se manifeste-t-elle ?
    • Que faire quand on est concerné ?

     

    Généralement, l’étiquette de « mangeur émotionnel » est le résultat d’un auto-diagnostic de la part de celui ou celle qui se reconnaît dans sa définition la plus diffusée. 

     

    Cet auto-diagnostic se reconnaît à des phrases du genre «je mange mes émotions».

     

    Ce qu’il faudrait en fait plutôt entendrecomme «j’ai des comportements alimentaires indésirables issus d’émotions indésirables».

     

    Voir même : «j’ai des comportements alimentaires indésirables issus d’émotions indésirables que je n’aime pas».

     

     

    Alors que faire ?

     

     

    J’aimerais vous poser une question.

     

    A votre avis, quel est le contraire de l’alimentation émotionnelle ?

     

    L’alimentation sans aucune émotion ?

     

    A quoi est-ce que ça ressemblerait ?

     

    Vous assoir et manger comme une machine ?

     

    Flippant, non ?

     

     

    Nous sommes de merveilleuses créatures émotives.

     

    La nourriture émotionnelle n’est pas toujours liée à des états émotionnels «désagréables».

     

    La nourriture émotionnelle c’est aussi celle que l’on expérimente dans une fête avec des amis ou des gens qu’on aime.

    On est là, tranquillement assis(e) on mange avec des amis.

    A cet instant on reçoit de l’amour. On se nourrit de la présence des autres. On se sent accueilli, rassuré…

     

    Ca c’est aussi de l’alimentation émotionnelle.

     

    Oui, l’alimentation émotionnelle peut aussi s’exprimer lors de moments supers agréables comme durant votre anniversaire, ou tout autre situation qui vous amène à fêter quelque chose et qui va créer une émotion d'excitation.

     

    Il y a dans ces moments-là, de l’alimentation émotionnelle.

     

    Et puis l’alimentation émotionnelle ça peut être aussi :

     

    «Je rentre à la maison. J’ai passé une journée difficile au boulot. Et je me rempli(e) parce que je me sens super stressé(e)».

     

    Je le redis : nous sommes des Etres d’émotions.

     

    Il est quasiment impossible de manger sans ressentir d’émotions !

     

    Le problème ce n’est pas l’alimentation émotionnelle.

     

    Le vrai problème c’est de ne pas avoir compris ce que nos émotions ont à nous dire.

     

    A quoi elles nous servent.

     

    La difficulté, pour beaucoup d'entre nous, c’est d’accepter de ressentir. De s'autoriser à ressentir ce qu'on ressens vraiment et non ce qu'on croit qu'on devrait ressentir dans telle ou telle situation.

     

    Quand on ne ressent pas les émotions qu’on aimerait avoir face à notre partenaire, nos proches, nos parents, face aux défis de la vie...

    Face aux « bonnes » émotions, aux « mauvaises » émotions… Quand on ne les accueille pas, quand on ne les ressent pas dans notre corps, quand on ne les métabolise pas, les émotions vont s’exprimer plus fortement à travers la nourriture.

     

    Nous mettons, projetons, toutes ces sensations, toute cette énergie, toutes ces émotions dans ce que nous mangeons. En espérant que ça nous aidera à nous sentir mieux.

     

    Mon message ici c’est que oui, nous utilisons en effet la nourriture pour agir sur notre métabolisme émotionnel. Et c’est compréhensible.

     

    Je le répète : nous utilisons tous la nourriture pour réguler notre métabolisme émotionnel.

     

     

     

    Je me sens mal ==> Je mange ==> Je me sens mieux

     

    Voir même plutôt :

     

    Je me sens ==> Je mange ==> Je me sens mieux

     

     

     

    Donc en résumé : l’alimentation émotionnelle n’est pas le problème.

     

     

    Je comprends que ça puisse être difficile d’accepter ce fait.

     

    Mais il y a aujourd’hui de nombreuses personnes qui se définissent et s’enferment comme étant des « mangeurs émotionnels ».

    Alors qu’en fait ils ne le sont pas.

     

    Et les étiquettes auxquelles on s'attache alors qu'elles nous limitent, je n'en suis pas fan.

     

    En vérité, il y a plusieurs autres facteurs qui peuvent expliquer un comportement alimentaire insatisfaisant.

     

    Par exemple :

     

    • Si vous mangez de la nourriture de mauvaise qualité, votre corps va avoir besoin de plus de quantité pour capter assez des nutriments dont il a besoin.
    • Si vous suivez un régime et que vous vous sous-alimentez, vous allez être amené à « craquer » et manger.

     

    Parce que votre cerveau à désespérément besoin de nourriture pour fonctionner.

     

    Il va vous faire manger.

     

     

    Et c’est à ce moment-là que vous vous dites «Punaise, je suis un(e) mangeur/se émotionnel !»

     

    Et bien non ! Vous n’êtes pas un mangeur émotionnel.

     

    Ce qu’il se passe en vérité à ce moment là, c’est que votre alimentation ne comporte pas assez de gras, pas assez de protéines ou pas assez de nutriments.

     

    Et votre corps hurle son besoin de nourriture.

     

    Il y a toujours une bonne raison derrière l’alimentation émotionnelle.

     

    Mon message pour vous, c’est que tout va bien même si vous fonctionnez ainsi aujourd'hui.

     

    Vous avez le droit d’être humain. Donc imparfait.

     

    Vous avez des émotions.

     

    C'est quand vous arriverez à accepter pleinement ces éléments, que vous arriverez à être bienveillant envers vous-même quand vous compenserez une émotion avec la nourriture, quand vous vous pardonnerez sincèrement… parce que vous aurez fait de votre mieux.

    C’est à ce moment-là que vous pourrez prendre de la distance avec l’alimentation émotionnelle et commencer à prendre soin de vous. Pour de vrai.

     

    C’est en accueillant, en acceptant, les émotions qui vous traversent au quotidien, et pas seulement celles liées à la nourriture, que vous vous en libérerez.

     

    Notre relation avec la nourriture change dés lors que nous accueillions pleinement nos émotions et qui nous sommes.

     

    C’est un processus qui semble un peu magique quand on met un pied dedans ;) Mais qui ne se fait pas en quelques jours.  

  • Un exercice tout simple pour apprendre chaque jour à s’aimer d’avantage

    Nombreuses sont les raisons pour lesquelles nous rejetons ce que nous percevons de nous-même.

     

    Parfois, ce sont des parties de notre personnalité : « je déteste être sensible », « je suis trop nulle de ne pas réussir à dire non » etc…

     

    Parfois ce sont des parties de notre corps que nous rejetons avec force. Un nez « busqué » ou trop rond, des lèvres trop fines ou trop grosses, des joues trop pleines ou trop creuses…

     

    Souvent nous nous focalisons sur un point. Un point de notre personnalité ou de notre personne physique que nous n’aimons pas.

    Pourquoi nous ne l’aimons pas d’ailleurs ?

     

    Bien souvent parce que nous n’avons pas compris le rejet de certaines personnes à notre égard.

     

    Le rejet des copains de maternelle, de primaire, du collège, du lycée, de la fac ou autre.

    Le rejet de notre famille parce que « seul » membre « différent » du clan.

    Le rejet de nos amoureux et amoureuses.

     

    Face à ce manque de sens, nous nous sentons d'autant plus blessé(e).

     

    Nous avons besoin que ce que nous vivons ait un sens. Or, se sentir rejeté(e) par les copains d’école, par des membres de sa famille ou par une compagne ou un compagnon que nous aimons, n’a pas de sens.

     

    Alors dans sa grande générosité, pour nous protéger de la douleur de ne pas comprendre (celle qui fait parfois qu’on s’acharne à demander des explications à des personnes qui ne savent répondre que « je ne sais pas », voir pire « parce que c’est comme ça, si tu ne le sais pas je ne peux rien pour toi », voir pire du pire « parce que je ne t’aime plus, je te croyais différent(e) ») notre fantastique esprit nous propose une réponse.

     

    Une réponse, qui elle aura du sens.

     

    Je ne suis pas sarcastique quand je dis que notre esprit est généreux et fantastique. Je trouve toujours merveilleux de voir les constructions que nous mettons en place pour nous protéger de douleurs qui nous sont insupportables. Je respecte beaucoup nos fonctionnements inconscients pour ça.

     

    Toutefois ils ont leurs limites. Car installer une nouvelle souffrance pour se protéger d’une ancienne souffrance ce n’est pas tenable à long terme.

     

    Ca soulage un temps de se dire que si les copains, la famille et/ou les amoureux nous ont rejeté c’est parce qu’on a des tâches de rousseurs et que c’est moche. Que ça explique tout : personne ne veut être vu avec quelqu’un qui ressemble à « ça » (pas le clown hein, évitons les cauchemars pour ce soir ;)).

     

    Et pourtant… dans le vraie vie il n’y a rien qui n’explique le rejet des autres que ce qui leur appartient. D’ailleurs, nous aussi, nous le faisons à partir de ce qui nous appartient ;)

     

     

    Alors comment faire pour relâcher la pression ?

    Parce que c’est bien de lire ça mais après on en fait quoi ?

     

     

    Et bien dans cet article, je te propose un exercice tout simple à faire plusieurs fois par jour. Pas besoin de changer ton emploi du temps pour ça.

     

    Il te suffira d’y penser.

     

    Donc au début, emporté par le mouvement de la vie, tu vas surement le faire une fois par jour, pas plus.

     

    Et c’est déjà bien.

    Puis à force de le faire (car oui il faut répéter pour que ça marche :D) tu le feras plusieurs fois dans la journée.

     

    Tout ce qu’il te faut c’est :

     

    1. Ta mémoire
    2. Ta présence
    3. Apprendre une petite phrase

     

     

    Alors on récapitule ok ?

     

    A quoi sert cet exercice : à te permettre de développer un petit peu plus chaque jour de la bienveillance pour toi, puis de l’amour pour ce que tu es.

    Où le réaliser : partout. En fait dés que tu vois ton reflet quelque part (un miroir, certes, mais aussi, une vitrine, un dos de cuillère etc…).

     

    Que faire exactement : a chaque fois que tu croises ton reflet quelque part, le regarder et te dire « [prenom] (le tien on est d’accord), je suis prêt(e) à t’aimer ».

     

    Ca commence par le reflet.

     

    Puis l’idée plus globale derrière c’est de te le dire à chaque fois que quelque chose te gène avec toi-même.

    Par exemple : tu oublies d’aller chercher le pain ? Au lieu de te dire que tu es une truffe qui n’a pas de tête, dis toi plutôt que c’est ok comme ça et que tu es prêt(e) à t’aimer quand tu oublies le pain.

     

    Au début ça sonnera faux. On le sait tout(es) les deux. Mais on s’en fiche. Je suis sure que tu peux te le dire sans le penser. L’important c’est de le dire. Parce que plus tu vas le dire, plus ça va finir par relâcher quelque chose en toi. Et plus ça va devenir vrai.

     

    Et plus tu vas pouvoir entendre ceux qui te le disent aussi. Et les croire.

     

    Ce n’est qu’en s’ouvrant, à notre rythme, à la bienveillance envers soi que nous pourrons laisser de la place à la bienveillance des autres à notre égard.

     

     

    Tout part de Soi. Et j’espère que ce petit exercice te permettra de débuter un changement. Même s’il est tout simple.

  • Je pèse donc je suis

    Les chiffres sont magiques… ils expliquent, taillent, mesurent tout ce que nous connaissons.
    Ils sont un des référentiels tangibles du monde qui nous entoure.

    Nous grandissons avec beaucoup de chiffres : notre poids et taille de naissance, notre âge, notre numéro de téléphone (nos numéros parce qu’aujourd’hui on en a au moins deux !), nos numéros d’identification (sécurité sociale, banque, numéros clients etc…), notre adresse, notre taille de vêtement… Ils sont partout et souvent… on les mélange un peu lol

    Je t’avoue que pour ma part, j’en mélange pas mal. Si certains sont gravés dans ma mémoire à jamais (le numéro de téléphone que j’avais en Guyane, c’est inutile? Pas grave, le son est mélodieux, il est attaché à de merveilleux souvenirs donc il reste ;)), pour d’autres c’est plus compliqué et je suis souvent tentée de mettre les même partout pour limiter mon « mélangeage » de pinceaux (oui c’est un noélogisme, j’aime bien en dire et j’aime bien les écrire en plus >> rebelle !!!).

    Par contre… si les chiffres sont sympas dans certaines comptines qui nous rappellent qu’il y a des cerises dans les bois, ils sont souvent moins sympas quand il s’agit de notre alimentation et notre poids.

     

    Nous sommes nombreux à vouloir atteindre le « poids parfait », mais qu’est ce que ça veut dire en fait ?

     

    Peut-être que tu as déjà rencontré des professionnels qui t’ont recommandé de tout compter : X grammes de ceci, X grammes de cela… mais attentiiiiiiiion horreur et damnation si vous dépassez X quantités par jour/semaine ou autre.

    Peut-être que tu as (ou que tu le fais encore) limité tes prises alimentaires par repas ou journalières à un nombre de calories, parce que tout le monde sait qu’une femme ou un homme a besoin de X calories par jour.

    Peut-être que c’est par toi-même que tu t’es mis à compter, peser, évaluer, classer, lister tout ce que tu manges (et ce que tu ne peux plus manger aussi d’ailleurs) en tirant le tout vers le bas…. De plus en plus bas.

    Mais grande nouvelle : la nutrition est une discipline dans laquelle compter n’est pas le plus important.

     

    Sur différents points les chiffres sont un outil intéressant

     

    Ben oui, ça peut aider de te rappeler ton numéro de téléphone ou le numéro de ta maison, le code d’entrée de ton immeuble… la plaque d’immatriculation de ta voiture si tu te gares dans un parking immense et qu’elle est passe-partout (la mienne est citron vert, c’est spécial mais je la repère en un clin d’œil lol).

    Ces chiffres-là, nous sommes d’accord, ont un intêret non négligeable.

    Toutefois sur certains points les chiffres deviennent un carcan.

    On t’explique qu’il te faut avoir le bon niveau de cholestérol, le bon taux de sucre dans le sang…. Sauf que ce ne sont rien de plus que des normes basées sur des statistiques.

    Chaque être humain est différent et chaque corps fonctionne différemment. J’ai travaillé longtemps en endocrinologie et la seule séquelle que j’ai de mes années d’anorexie est une hypothyroïdie. Ca m'a appris à faire une nette différence entre "il faudrait" et le "je ressens dans mon corps".

    Et bien tu sais quoi? Même quand mon taux d’hormones thyroïdiennes est « dans les normes du labo » je peux me sentir en hypo, avec tous les symptômes que ça engage au quotidien.

    J’ai appris à connaître mon corps, à respecter ce qu’il me montre, ce qu’il m’exprime. Et je m’en fiche comme d’une guigne de la norme labo !

    Parce que les chiffres ne sont pas des référentiels universels quand il s'agir de notre fonctionnement. Nous avons en réalité chacun NOS chiffres, rien qu’à nous. Parce que notre corps unique a un fonctionnement unique.

    Bien souvent, nous confondons les chiffres qui nous entourent et notre valeur. J’ai connue la puissance de monter sur la balance et de voir que le chiffre affiché était plus bas que la veille. Je mesurais ma valeur sur ma balance. Quand mon poids avait baissé, c’était garantie : j’allais passer une excellente journée.

    Mais si le poids était supérieur à la veille… je m’auto-flagellais, me tenais des discours intérieurs humiliants. Je n’étais qu’une ratée, sans volonté, sans valeur… sans courage.  Et je méritais tous les feux de l’enfer.

    Tout ça je l’ai vécu. Et je le retrouve souvent chez les personnes que j’accompagne. Très franchement, je trouve ça triste de vivre en état d’esclavage… nous ne sommes pas des choses figées. Et ce que nous sommes ne peut se limiter à un put**n de chiffre, n’est-ce pas ? (oui un gros mot).

     

    En résumé, quand ça concerne la balance : si tu as le mauvais numéro, c’est que tu es toi-même mauvais.

     

    C’est que tu es mauvais(e), dysfonctionnel(le) et que tu vaux moins que le reste des gens sur cette terre…. Aïe, ça fait mal non ?

    En fait le chiffre à l’origine de toute cette souffrance quand on parle de nutrition et perte de poids, est le poids que nous voulons atteindre.

    De nombreuses personnes voulant perdre du poids ont un chiffre magique qu’ils veulent atteindre. C’est le chiffre le plus important pour eux. Ce chiffre, il semble même magique.

    Quand on l’a trouvé, on est prêt à faire n’importe quoi pour l’atteindre.
    Et parfois, on y arrive.

    Ce chiffre représente la liberté, la réalisation de soi, une porte ouverte vers le succès, le glamour et la vie que nous rêvons tant d’avoir. Tout le monde va nous remarquer et voudra être avec nous.

    Mais en vrai, que se passe-t-il ?

    En réalité, certains n’arrivent jamais à atteindre ce chiffre magique. Pour d’autres, il va être atteint mais pas longtemps. Pour d’autres enfin, il est atteint… mais rien ne change dans leur vie (donc c’est qu’il n’est pas assez bas. Et c’est reparti!)

     

    Et si tu changeais d’objectif ?

     

    Le truc c’est de se nourrir autrement : se Nourrir vraiment.

    Prends quelques instants pour observer ta relation aux chiffres vis à vis de ton corps et ta santé.

    Comptes-tu sur ces chiffres pour définir ta valeur? De quelle(s) façon(s) écorches-tu ton estime de toi si tu n’as pas atteint le chiffre que tu devrais peser (penses-tu)? Est-ce la balance qui dirige ta vie?

    Le fait est que bien souvent, quand nous lions le chiffre et la valeur, ça se retrouve dans plusieurs secteurs de notre vie.

    Utilises-tu la somme qu’il y a sur ton compte en banque pour évaluer ta valeur en tant qu’Etre humain? Est-ce que tu fais ça pour évaluer la valeur des autres?

    A mon avis, il est grand temps de remettre les chiffres à leur juste place.

    Bien entendu qu’ils nous sont utiles et pour de nombreuses choses comme nous l’avons vu plus haut.
    Mais pas dans la nutrition, pas dans le rapport au corps.

     

    Ils ne sont rien par rapport à la connaissance de Soi, l’intuition, l’écoute du corps, la confiance en la Vie.

    Ce sont ces points-là qui feront toute la différence dans ta relation à toi, ton corps et ton poids. 

  • Ma plus grosse peur s'est apaisée

    Cette semaine je suis allée chez le dentiste.

    Super pour toi Coralie ! lol

    Et bien oui c’est super. Et pas pour une petite raison en plus !

    C’est super parce que le dentiste c’est une de mes grosses phobies.

    Enfin, je peux à présent dire « était » une de mes plus grosses phobies.

    Il y a 19 ans, j’étais une jeune lycéenne qui a eu besoin de se faire ôter les dents de sagesse. Vue que je suis naturellement très sage, pas besoin de dents de sagesse (mais si c’est crédible ce que je dis là lol).

    Par contre… pas de chance : je suis tombée chez un monsieur qui s’est trompé de plaque professionnelle. Il y avait écrit « chirurgien dentiste » mais à la place il aurait pu mettre « boucher ».

    Ce sont des longues heures de calvaire que je ne te décrirais pas ici que j’ai passées dans ce cabinet. Plus d’un mois à m’en remettre physiquement… et pendant des années régulièrement, j’entendais dans mes rêves le bruit de la mâchoire qu’il m’a brisée.

    Tu l’imagines, l’idée d’aller chez le dentiste après ça ne m’emballait pas des masses. J’étais terrorisée. Une semaine avant j’avais mal au ventre, des nausées, des nœuds d’estomac et incapable de manger.

    J’ai beaucoup déménagé donc à chaque fois… nouveau dentiste ! yeah rock n’ roll !!

    Parce que même si j’avais peur, j’y allais tous les ans. Encore plus flippant que d’aller faire une visite de contrôle : ne pas y aller, avoir des soins à faire et revivre un pareil calvaire.

    A chaque fois que j’arrivais chez un nouveau dentiste je lui racontais mon expérience avec ce monsieur. Je te laisse imaginer la scène : tu es dentiste et tu reçois une jeune femme pâle comme un linge, qui commence à te raconter une scène d’horreur en ayant de moins en moins de voix, qui n’ose même pas te regarder, et qui finit par pleurer, trembler et faire une crise d’angoisse une fois installée sur le fauteuil de soin.

    Franchement ça a été un moyen de sélectionner mes dentistes ;) Certains ont, pour une raison que j’ignore, très mal vécu ce partage et m’ont fait super mal derrière.

    Et une a été fantastique : elle a pris le temps de m’écouter. Elle s’est sincèrement mise en empathie avec moi. Elle m’a expliqué tout ce qu’il avait fait. Comment il aurait du mieux faire. Elle a reconnu mon trauma, elle a reconnu la violence, elle m’a montré sur une radio que ma mâchoire allait mieux, elle a reconnu les séquelles que j’ai et m’a expliqué de façon très pragmatique pourquoi je les ai. Et derrière, elle a pris le temps de me laisser me poser sur le fauteuil doucement. 

    Cette dame je ne la remercierai jamais assez.

    Tu le sais peut-être mais ça fait un an que je suis dans le Gers… donc nouveau dentiste lol Je stressais et je me suis décidée à prendre un rendez-vous.

    J’avais donc rendez-vous ce jeudi. Pour une fois je n’étais pas malade une semaine avant. J’avais la tête trop occupée ;)

    Et puis mercredi, paf : les images de ce cabinet me revenaient avec les odeurs, les sons (les deux sens les plus sensibles chez moi). J’ai pris le temps : je me suis mise en empathie avec moi-même. J’ai pour la première fois accueillie cette Coralie traumatisée, en pleurs, qui a passé des heures à hurler (au point de faire fuir les gens qui venaient prendre rendez-vous lol) et qui ne pouvait plus parler en sortant de « l’opération ».

    Je l’ai rassurée, je l’ai consolée.

    Et je me suis dit « ok, bon maintenant tu fais quoi ? tu revis tous les ans le même trauma ou tu le laisses derrière ? As-tu toujours besoin d’être reconnue comme ayant été violentée ? As-tu besoin de cette partie de toi souffrante, flippée ? Est-ce que tu peux être une autre personne pour ce nouveau dentiste ? »

    Et bien oui je le peux. Je le peux parce que je n’ai plus 15 ans. Que c’était une expérience vécue il y a 19 ans. Que le prochain dentiste qui essaye de m’attacher à son fauteuil je le défoncerai directe. Parce que je suis adulte maintenant. Parce que j’ai reconnu et accueilli cette partie de moi qui était traumatisée.

    Et en même temps, se posait la question : qui suis-je quand je ne suis pas Coralie-traumatisée-par-un-boucher-digne-d’un-film-d’horreur ?

    Pendant 19 ans je me suis construite avec ce trauma  (« oui mais tu comprends mon expérience ceci cela alors patati patata »). Que reste-t-il quand cette partie de moi est apaisée ?

    Je te le donne en mille ;) Il reste Moi ! Il reste toutes ces parties de moi qui n’ont pas vécues le trauma et qui s’en foutent ;)

    Parce que j’ai donné la parole à cette unique partie de moi qui avait super peur du dentiste, parce que je l’ai accueillie en moi-même, j’ai pu choisir une nouvelle stratégie.

    Un truc de ouf malade : je suis allée chez cette dentiste avec le sourire, je me suis assise d’un air décidé sur le fauteuil, focalisé sur ma respiration quand le fauteuil descendait pour m’allonger et pendant le soin j’ai fermé les yeux et respiré. En étant juste là ici et maintenant, j’ai eu moins mal (bon les ultrasons sur des dents hypersensibles c’est désagréable par endroit mais rien à voir avec ce que je vivais avant).

    Parce que le filtre de la jeune ado que j’étais ne s’est pas posé sur mes yeux, j’ai juste vécu une expérience de 20 minutes avec une jeune femme douce au chaud accent espagnol qui chantonnait en travaillant.

    Je suis sortie avec une légèreté incroyable.

    C.G Jung nous le dit « je ne suis pas ce qui m’est arrivé ».

    C’est pareil pour toi. Tu n’es pas que cette partie de toi qui a des difficultés avec l’alimentation pour X ou Y raisons. Tu es tellement plus !

    Tu mérites de ne plus porter cette couche de plomb. Celle qui fait que tu t’auto-sabotes quand tu essayes « de te reprendre en main », celle qui fait que tu n’arrives plus à avaler quoi que ce soit, celle qui fait que tu manges sans ressentir, l’estomac noué… celle qui fait que le seul moyen de l’apaiser est de consommer des produits sucrés…

    C’est un grand travail qui peut prendre du temps car parfois l’identification à un traumatisme, à un état, est tel qu’il semble être un élément pilier de la construction de l’Etre. Or, ce n’est pas le cas. Les piliers de l’Etre ne sont pas dans les traumas ni dans les conditionnements. Les piliers de l’Etre sont bien plus subtils.

    C’est en permettant à cette partie brisée, souffrante, de s’exprimer (donc de « prendre le contrôle »  un instant), de ressentir pleinement tout ce qu’elle porte en terme d’émotions, qu’il est possible de s’en détacher.

    C’est aussi un processus de deuil : le deuil de celle/celui que je croyais être pour n’être « plus que moi ».

    Un chemin qui permet de grandir, de remercier l’expérience, de continuer sa route sans cette couche souffrante qui arrive comme un pop-up sur certains sites internet alors que tu n’as rien demandé.

    Cette étape elle se trouve dans mes accompagnements individuels. On ne se libère pas d’une difficulté alimentaire juste en changeant son alimentation. Juste en « se contrôlant », juste en faisant du sport, juste en comptant les calories.

     

    Tu peux te libérer de ta/tes difficulté(s) alimentaire(s) en faisant ce travail d’écoute et reconnaissance de tes parts souffrantes.

     

    Si tu souhaites que nous prenions le temps de faire un bilan ensemble sur tes difficultés alimentaires, je te propose de prendre un rendez-vous de 30 minutes par Skype. Il est gratuit et sans aucun engagement. Pour ce faire envoies moi simplement un mail et nous verrons ensemble comment nous organiser.

     

    A très vite pour un prochain article ou une prochaine vidéo :D

     

     

  • TCA c'est plus fort que toi ?

    Pouvons-nous sortir des TCA? Je pense que oui.

     

    Devenons-nous “comme tout le monde” ensuite?

    Comment se passe le retour à la vie “normale” ?

     

    Je pense que nous n’experimentons pas les TCA par hasard.

     

    Ce n’est pas un choix, c’est notre réponse à un stress, une peur, un besoin de nous adapter pour survivre à un évènement, un environnement qui nous empoisonne.

     

    Si vous êtes en plein dedans, vous voulez vous en sortir. Vous en avez marre de tout ça. Marre de souffrir, marre de focaliser sur la nourriture alors que vous savez que ce n’est pas le probleme, marre de vomir, marre de manger, marre d’être en mouvement permanent. Marre de vous voir faire et de ne pas pouvoir vous arrêter de vous détruire.

     

    Vous rêvez à l’après. Vour rêvez de ce moment où vous pourrez dire “tout ceci est derrière moi”.

     

    Ce moment est plus près que vous ne le pensez.

     

    Pour l’atteindre, la réponse est de vous connaitre et de vous aimer. Facile à dire, un peu moins simple à faire.

     

    C’est à vrai dire un chemin à arpenter toute sa vie. C’est aussi le cas pour ceux qui n’ont pas de TCA ;)

     

    Dernièrement, j’ai vécu de nombreux changements dans ma vie. Bien que positifs ils m’ont chamboulée.

     

    Toute “guérie” que je sois (je n’aime pas la guérison qui implique la maladie, or je n’ai jamais été malade) à un moment m’est venue la pensée suivante : “va falloir reprendre le contrôle ma petite!”

     

    Plus d’une fois cette injonction s’est présentée. Les premières fois j’ai fait comme si je ne l’entendais pas.

    Vous savez quoi? C’est pas la meilleure idée : elle revient.

     

    Donc je l’ai regardée cette petite injonction. Je lui ai parlé. Et un dialogue s’est installé.

     

    J’ai alors compris que cette injonction de “reprendre le contrôle” n’était pas le vrai message.

     

    Le vrai message est qu’une partie de moi a peur. Peur de disparaitre, peur de s’éteindre. Parce que si je n’ai jamais disparu physiquement, je me suis souvent éteinte.

     

    Je me suis alors demandée “de quoi ai-je besoin pour me sentir vivre?”

     

    La réponse à une époque aurait été tournée vers l’extérieur : attendre des autres qu’ils m’aident, me confirment que j’existe, meme si je devais m’éteindre pour qu’ils me considèrent.

     

    Hier, la réponse m’est venue non pas de ma tête qui est plutôt dans le registre du jugement et de la fausse bonne idée mais de mon Coeur. Ce que m’a dit mon Coeur hier c’est “j’ai besoin de moi, j’ai besoin d’être moi, pleinement et de m’aimer”.

     

    Du coup j’ai pris du temps pour moi, pour me retrouver et revenir en moi-même.

     

    C’est ce que je vous propose de faire aussi quand vous avez des injonctions qui se présentent. Des exigeances d’une partie de vous blessée qui se sent regardée et exister quand vous vous faites mal.

     

    1. Entendez-là
    2. Regardez-la vraiment
    3. Demandez-lui quelle peur il y a derrière cette injonction
    4. Demandez-lui quel est le besoin qui n’est pas satisfait
    5. Rassurez-là
    6. Agissez de façon a répondre au besoin

     

    Pas besoin de grandes actions, juste agir dans le sens de ce qui est vraiment bon pour vous. Pour celui ou celle que vous êtes en Vrai.

     

    Ce n’est pas toujours facile de savoir identifier ses besoins.

     

    Cet exercice est très puissant. Au début vous pouvez avoir besoin de quelqu’un pour vous aider.

     

    Je suis là pour ça si vous le souhaitez :)

     

     

  • De l'Ombre à la Lumière

    Je vous invite à découvrir un nouvel article proposant une réflexion sur le lien entre les Troubles Alimentaires et nos parts d'Ombre et de Lumière.

    de-l-ombre-a-la-lumie-re-blog-2.pdf

     

     

     

  • Rencontre AFDAS-TCA le 12 Juin 2015

    Vendredi 12 Juin, j'ai eu le plaisir de participer toute la journée aux rencontres AFDAS-TCA & FNA-TCA, sur le thème des "Troubles du Comportement Alimentaire à l'heure du numérique"

     

    En effet, les nouveaux supports que nous utilisons, les nouvelles rencontres que nous pouvons faire, l'accès à une foule d'informations en permanence, impliquent une nouvelle dynamique dans le vécu et dans le suivi des troubles alimentaires. Du meilleur (soutien entre malades qui veulent s'en sortir, présence positive des associations d'usagers, briser le cercle infernal qui nous amène à nous couper des autres) au pire (entretien, voir challenge entre malades, rencontre avec des personnes malveillantes, diffusion d'images que nous n'aurions pas aimé voir publiées sur les réseaux sociaux), tout est possible, tout existe.

    Lors de ces rencontres, c'est l'adaptabilité qui est ressortie. Conscience et connaissance de l'impact de ces supports pour améliorer les prises en charge (accompagnement en ligne en plus d'un suivi thérapeutique en face à face), ouvrir des portes de dialogues (utilisation d'un "Serious Game"), analyse du quotidien face aux crises (utilisation d'une appli pour renseigner des informations communiquées en tant réel à votre psychiatre), créer du lien par la création de soutien en ligne notamment par les associations d'usagers. Internet est partout, le lien virtuel existe, le lien virtuel est un lien réel pour beaucoup d'entre nous. De plus en plus le lien devient également réel par des recontres, des échanges en face à face, des moments de joie partagés.

    Aujourd'hui professionels de santé, association d'usagers, famille et malades se mobilisent pour mettre à profit ces nouvelles technologies et leur place prépondérante dans notre vie pour offrir un soutien, un support, un accompagnement, une prise en charge de plus en plus personnalisée, de plus en plus fine et, indéniablement, de plus en plus efficace.

    Pour voire quelques photos c'est ici !

     

     

     

  • Enquêtes pour connaitre vos attentes

    Afin de me permettre de mieux cerner vos attentes, vos besoins, je réalise une enquête :

     

    Pour vous qui êtes atteints de TCA : https://fr.surveymonkey.com/s/CNDQS5J

    Pour vos proches : https://fr.surveymonkey.com/s/78KLMJ8

     

    Vous n'êtes pas concerné mais connaissez quelqu'un qui l'est? Partagez ce post !

  • Sophrologie & Troubles du Comportement Alimentaire

    Fin Janvier j'ai eu le grand plaisir de rencontrer Isabelle Podetti, chargée de communication de l'association Enfine,  pour échanger avec elle sur l'apport de la Sophrologie dans l'accompagnement des patients souffrants de Troubles du Comportement Alimentaire.  A l'issue de notre rencontre, elle a rédigé et publié un article sur le site internet de l'association.

    Cliquez ici pour lire l'article : http://coralieweber-sophrologue.e-monsite.com/medias/files/sophro-tca-enfine-fevrier-2015.pdf

    Pour connaitre l'association : retrouvez le lien vers son site dans la page "Partenaires".