Coralie Degradot - Sophrologue

TCA c'est plus fort que toi ?

Pouvons-nous sortir des TCA? Je pense que oui.

 

Devenons-nous “comme tout le monde” ensuite?

Comment se passe le retour à la vie “normale” ?

 

Je pense que nous n’experimentons pas les TCA par hasard.

 

Ce n’est pas un choix, c’est notre réponse à un stress, une peur, un besoin de nous adapter pour survivre à un évènement, un environnement qui nous empoisonne.

 

Si vous êtes en plein dedans, vous voulez vous en sortir. Vous en avez marre de tout ça. Marre de souffrir, marre de focaliser sur la nourriture alors que vous savez que ce n’est pas le probleme, marre de vomir, marre de manger, marre d’être en mouvement permanent. Marre de vous voir faire et de ne pas pouvoir vous arrêter de vous détruire.

 

Vous rêvez à l’après. Vour rêvez de ce moment où vous pourrez dire “tout ceci est derrière moi”.

 

Ce moment est plus près que vous ne le pensez.

 

Pour l’atteindre, la réponse est de vous connaitre et de vous aimer. Facile à dire, un peu moins simple à faire.

 

C’est à vrai dire un chemin à arpenter toute sa vie. C’est aussi le cas pour ceux qui n’ont pas de TCA ;)

 

Dernièrement, j’ai vécu de nombreux changements dans ma vie. Bien que positifs ils m’ont chamboulée.

 

Toute “guérie” que je sois (je n’aime pas la guérison qui implique la maladie, or je n’ai jamais été malade) à un moment m’est venue la pensée suivante : “va falloir reprendre le contrôle ma petite!”

 

Plus d’une fois cette injonction s’est présentée. Les premières fois j’ai fait comme si je ne l’entendais pas.

Vous savez quoi? C’est pas la meilleure idée : elle revient.

 

Donc je l’ai regardée cette petite injonction. Je lui ai parlé. Et un dialogue s’est installé.

 

J’ai alors compris que cette injonction de “reprendre le contrôle” n’était pas le vrai message.

 

Le vrai message est qu’une partie de moi a peur. Peur de disparaitre, peur de s’éteindre. Parce que si je n’ai jamais disparu physiquement, je me suis souvent éteinte.

 

Je me suis alors demandée “de quoi ai-je besoin pour me sentir vivre?”

 

La réponse à une époque aurait été tournée vers l’extérieur : attendre des autres qu’ils m’aident, me confirment que j’existe, meme si je devais m’éteindre pour qu’ils me considèrent.

 

Hier, la réponse m’est venue non pas de ma tête qui est plutôt dans le registre du jugement et de la fausse bonne idée mais de mon Coeur. Ce que m’a dit mon Coeur hier c’est “j’ai besoin de moi, j’ai besoin d’être moi, pleinement et de m’aimer”.

 

Du coup j’ai pris du temps pour moi, pour me retrouver et revenir en moi-même.

 

C’est ce que je vous propose de faire aussi quand vous avez des injonctions qui se présentent. Des exigeances d’une partie de vous blessée qui se sent regardée et exister quand vous vous faites mal.

 

  1. Entendez-là
  2. Regardez-la vraiment
  3. Demandez-lui quelle peur il y a derrière cette injonction
  4. Demandez-lui quel est le besoin qui n’est pas satisfait
  5. Rassurez-là
  6. Agissez de façon a répondre au besoin

 

Pas besoin de grandes actions, juste agir dans le sens de ce qui est vraiment bon pour vous. Pour celui ou celle que vous êtes en Vrai.

 

Ce n’est pas toujours facile de savoir identifier ses besoins.

 

Cet exercice est très puissant. Au début vous pouvez avoir besoin de quelqu’un pour vous aider.

 

Je suis là pour ça si vous le souhaitez :)

 

 

 

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