Coralie Degradot - Sophrologue

Votre Sophrologue

Qui suis-je ?

10403096 10206724976384711 2588373117159932292 n

Très jeune je me suis sentie à part. Jeune fille très réfléchie, j'analysais tout ce qui m'entourait. Je portais déjà un regard très dur sur moi-même et me sentais toujours de trop, toujours décevante, toujours insuffisante. Adolescente mal dans ma tête, mal dans mon corps, mal dans ma vie quotidienne, j'ai petit à petit repris le contrôle de tout ce qui m'entourait.

 

Tranquillement, je me suis installée dans les troubles du comportement alimentaire. Petit à petit j'ai réduit, réduit, réduit, ce que je mangeais, augmenté, augmenté, augmenté, mon activité physique, mes bonnes notes à l'école, plus je m'allégeais physiquement, plus je posais mon poids de fille parfaite. Qui ne fait pas de vague, qui ne prend pas de place, qui n'encombre personne. Pendant 4 ans, j'ai réussi à tenir. Plus ou moins bien, nettement moins bien à la fin. D'ailleurs comment faire quand l'image parfaitement lisse se craquèle ? Qu'on est obligée de rentrer du collège avec des vertiges tels qu'on ne peut plus rien faire ? Dormir, encore et encore. Souffrir dans son corps de cette faim permanente, de cette incapacité physique à manger alors qu'on sent bien qu'on ne peut plus faire sans un minimum de nourriture ? Plus l'image était lisse à l'extérieure, plus j'étais dévastée à l'intérieur.

 

Pourtant à un moment je n'avais plus le choix : me laisser sombrer ou me reprendre. Je pense que c'est ma fierté qui m'a donné le coup de pied aux fesses nécessaire : je ne supportais pas que ma faiblesse puisse être récupérée pour refaire de moi un fardeau. Je ne supportais pas qu'on ne me laisse plus tranquille et de me revoir offrir cette place de fille qui n'est pas à la hauteur. Alors j'ai remangé. Doucement. Très très douloureusement. Un corps privé de nourriture ne sait plus quoi en faire quand il doit en gérer à nouveau. Les substitut de repas immangeables, les fruits, les féculents, les repas tous les jours. Un entrainement quotidien qui, s'il a remit mon corps sur pieds, a apporté encore plus de souffrances intérieurement. Le temps passe, la vie continue. Le lycée et ses crise d'hyperphagie. La fac et le retour de l'anorexie. Les déménagements, les changements de rythme, l'environnement malveillant et destructeur. Les prises de poids, pertes de poids, les purges, les douleurs, la maltraitance intérieure. Jusqu'au jour où il y eut la crise de trop. Celle qui m'a ammené à consulter, à la fin de la vingtaine. Jeune maman qui ne pouvait plus continuer à se détester ainsi, je me suis prise en main. Pour de bon.

 

J'ai appris à me regarder telle que je suis, à m'accepter, à m'aimer un peu et un peu plus. Pour avancer sur ce chemin je me suis tournée vers la psychothérapie, la psychanalyse et la sophrologie. De cette dernière méthode, je suis tombée amoureuse. Revenir dans son corps. Recoller tous ces petits morceaux de moi-même complètement eclatés à l'intérieur.

 

J'ai suivi une formation de deux ans à l'Ecole Supérieure de Sophrologie Appliquée (ESSA) située à Vincennes. Cet excellent établissement m'a formé sur la méthode de la Sophrologie, sur la prise en charge thérapeutique selon les principes de Carl Rogers, à l'écoute thérapeutique. En choisissant de me spécialiser dans l'accompagnement des Troubles du Comportement Alimentaires, je donne une nouveau sens à ce que j'ai vécu.

 

Ouverte d'esprit, rigoureuse dans le respect de la méthode Sophrologique, bavarde, positive, créative, respectueuse et bienveillante, je serai très heureuse de pouvoir faire partie d'un petit bout de votre chemin vers vous-même. Un chemin sur lequel j'avance encore, puisque je pense que c'est le chemin de tout une vie, et sur lequel j'aimerais vous accompagner aussi.

 

 

 

 

×